“La ville n’est pas en faillite”, l’opposition à la majorité RN de Bagnols-sur-Cèze critique ses choix budgétaires



La maire RN de la ville de Bagnols-sur-Cèze, Pascale Bordes, a présenté “une situation financière critique” en conseil municipal le 25 juin, justifiant des choix budgétaires. L’opposition estime que ce sont “des choix politiques”.

Finances, subventions aux associations… des questions qui ont attiré un nombreux public – à moins que ce ne soit la fraîcheur de la salle multiculturelle en ces temps de canicule – au conseil municipal du 25 juin à Bagnols-sur-Cèze.

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Chiffres à l’appui, l’adjoint aux finances Denis Daude a présenté les comptes de la ville sous un jour peu favorable. Un encours de la dette de 26 millions d’euros, une épargne nette – “la capacité réelle d’investissement” – de 600 000 euros, un taux d’endettement de près de 89 % en 2025 soit 1 422 euros par habitant… “Nous héritons d’une situation financière critique” a martelé la maire RN de Bagnols-sur-Cèze Pascale Bordes, “la conséquence d’une très mauvaise gestion”, et a pointé du doigt “le nombre d’emprunts inconsidérés” de l’ancienne équipe municipale. “Il va falloir s’habituer aux économies”.

L’arrêt de certains projets

Et de rappeler certaines décisions prises dans ce sens : l’arrêt du projet de rachat des murs du cinéma, la baisse du nombre de spectacles à la Pyramide, “trop onéreux”, la signature d’une convention avec Bagnols plage qui doit désormais payer 7 500 euros pour la location d’une partie du parc Rimbaud… Pour la future Passerelle, “trop tard pour arrêter le chantier, c’est signé”.

Face à cette attaque en règle de la politique menée par l’ancienne municipalité, Christine Muccio, élue d’opposition de la liste de l’ex maire Jean-Yves Chapelet, a défendu son bilan : “Les chiffres ne mentent pas. Les finances ne sont pas exsangues. Vous diminuez les subventions, ça relève de votre politique”. Le groupe d’opposition soulignant, dans un communiqué que “l’ancienne majorité laisse un excédent de 1, 9 million d’euro”.

En défense encore, quand la maire revient sur l’absence de climatisation dans les écoles et sur la nécessité de faire des travaux qui vont se chiffrer “en millions d’euros”. Nous avons investi 600 000 à 800 000 euros chaque année” se justifie l’ancienne adjointe à l’Éducation.

Jérôme Jackel, élu de l’autre camp de l’opposition, vient, lui aussi, contredire le bilan fait par la municipalité. “La dette est élevée, mais la ville n’est pas en faillite. Les choix budgétaires sont des choix politiques. La situation n’impose pas l’austérité sociale”. Il rappelle que si “l’endettement est de 1 422 euros par habitant, il était de 1 792 euros en 2008… Il ne faut pas alarmer les gens”. Et de rafraîchir la mémoire aux élus : le projet de la Passerelle “a été voté à l’unanimité”, celui de la couverture de la piscine aussi.

Côté subventions, alors que la majorité a voté la suppression des 190 000 euros annuels à Mosaïque en Cèze, celles aux associations sportives, culturelles et solidaires sont “environ équivalentes à l’année dernière” souligne Denis Daude.



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