
La cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen a affirmé mercredi 1er juillet n’avoir “pas peur” du verdict attendu le 7 juillet en appel. Condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds, la femme politique joue son avenir pour la présidentielle de 2027.
Le 7 juillet prochain Marine Le Pen saura si sa condamnation en première instance à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate est confirmée ou non.
La figure du Rassemblement national a affirmé mercredi 1er juillet à LCI qu’elle n’a “pas peur” du jugement à venir.
“Quoi qu’il arrive, je ne serai pas morte. Quoi qu’il arrive, je continuerai à mener le combat pour mes idées”, a déclaré la cheffe de file du Rassemblement national, dans un extrait diffusé au journal de 20 h 00 de TF1.
Trois ans de prison et 100 000 euros d’amendes requis
En mars 2025, la femme de 57 ans a été condamnée en première instance à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Trois ans de prison, dont un ferme sous bracelet électronique, ainsi qu’une amende de 100 000 euros ont également été requis à son encontre.
Toute peine d’inéligibilité supérieure à deux ans l’empêcherait de se présenter à la présidentielle, auquel cas son dauphin Jordan Bardella, président du RN, porterait les couleurs du parti à cette élection.
“Ça ne dépend plus de moi”, a reconnu Marine Le Pen, tout en affichant sa sérénité. “Non, je n’ai pas peur. La peur est un sentiment qui ne m’est pas familier. Quand on mène un combat comme je l’ai mené, et comme je continue à le mener, et comme je continuerai quoi qu’il arrive à le mener, la peur n’a pas sa place”, a déclaré celle qui a déjà promis de faire campagne aux côtés de Jordan Bardella dans tous les cas de figure.
Pas candidate avec un bracelet électronique
“Si je peux être candidate, je serai candidate pour peu que je puisse faire campagne”, a souligné l’intéressée, expliquant que “quand on est un candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements” et que “ça n’est pas le cas si vous êtes porteur d’un bracelet électronique”.
“S’il s’agit de m’autoriser à être candidate, mais de m’empêcher en réalité de mener une campagne tout à fait librement, vous entendez bien que ça ne sera pas possible”, a-t-elle ajouté, refusant de “dépendre d’un magistrat pour (l)’autoriser à aller faire un meeting ou aller sur un marché “.
Réponse le 7 juillet.
