
Le président américain Donald Trump a bousculé le protocole du sommet du G7 à Évian (France) ce mercredi 17 juin, en arrivant avec une heure de retard. Loin de se confondre en excuses, l’imprévisible milliardaire a lancé une des piques dont il a le secret aux autres dirigeants, qui ont ri jaune.
“I am the boss”. Donald Trump a tenu à rappeler aux autres dirigeants des pays du G7 qui était aux commandes, mercredi 17 juin. Tout au moins de son point de vue.
Arrivé le dernier et avec une heure de retard pour une réunion de travail consacrée au développement international, le président américain s’arrête brièvement au bout de la table où sont déjà assis les autres chefs d’État ou de gouvernement, et lance : “C’est moi le patron”, avant de prendre sa place en souriant largement.
La déclaration suscite quelques rires. Donald Trump serre au passage la main du président Emmanuel Macron, qui lui demande, en anglais, comment il va. À un autre moment, le président américain, habitué comme beaucoup de ses compatriotes à pousser la climatisation à fond, déplore qu’il fasse “trop chaud” dans la salle de réunion.
Tout pour flatter l’ego de l’imprévisible président
Depuis son arrivée lundi à Évian (France) au sommet du G7 Donald Trump, qui ne goûte guère d’habitude ces formats multilatéraux, s’est montré plutôt accommodant, soigné il est vrai par ses homologues.
Plutôt connu pour bouder les communiqués communs, voire les dénoncer après signature comme il l’avait fait une fois au Canada pendant son premier mandat, il a même accepté de ratifier un texte commun sur l’Ukraine.
Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni se sont “engagés à accroître les pressions exercées sur l’économie de guerre de la Russie” par des sanctions visant notamment ses exportations d’hydrocarbures. Ils ont aussi convenu “d’accroître la fourniture de capacités de défense aérienne, de systèmes et d’intercepteurs supplémentaires ainsi que de capacités de longue portée”.
Soucieuse de rester dans les bonnes grâces de l’Américain, la déclaration salue aussi l’accord entre les États-Unis et l’Iran, “obtenu sous la conduite ferme du président Donald Trump”, une mention qui a certainement ravi le milliardaire.
Depuis le G7, Donald Trump menace de faire volte-face sur l’Iran
Avant de gagner la France pour participer au G7, à Évian, Donald Trump était parvenu à amorcer une sortie de crise au Moyen-Orient en annonçant la signature d’un accord-cadre en vue de mettre fin à la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Mais voilà : alors qu’il doit se rendre à Genève vendredi pour une cérémonie de signature à laquelle participeront le président du Parlement iranien et le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araqchi, le milliardaire a menacé de recommencer à “balancer des bombes” si l’Iran “ne se comporte pas bien“.
Devant les médias, le président américain a lancé : “C’est un protocole d’accord. Et si ça ne me plaît pas, on recommencera à leur tirer dessus, à leur balancer des bombes sur la tête”.
Une opération séduction
Visiblement pas pressé de regagner les États-Unis, Donald Trump a même accepté de prolonger son séjour en France. Invité par Emmanuel Macron pour célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine, obtenue avec l’aide de la France, le locataire de la Maison Blanche va dîner ce mercredi soir à Versailles avec son homologue français, dans un décor fastueux comme il en raffole.
Mardi, à Évian, il s’en est régalé d’avance : “Le président français, qui est un homme très gentil, m’a invité à dîner à Versailles. Versailles, ce n’est pas du plaqué or, c’est du lourd. Et j’ai dit que j’aimerais bien.”
