
La DJ Barbara Butch, passée par Montpellier à ses débuts, est visée par un boycott lancé par La France insoumise (LFI) à Grenoble, où elle doit se produire le 18 juillet. Allan Brunon, chef de file des opposants au conseil municipal, conteste son soutien à la loi Yadan, jugée hostile par ses opposants aux militants propalestiniens.
Barbara Butch, c’est cette artiste victime de la fachosphère après la cérémonie d’ouverture des JO de Paris, qui est désormais la cible de l’extrême gauche. Samedi 18 juillet, l’artiste doit se produire au Cabaret Frappé de Grenoble. Mais Allan Brunon, patron du groupe d’opposition LFI au conseil municipal, en a décidé autrement.
La raison ? La DJ a “appelé à soutenir la proposition de loi de Mme Yadan à l’Assemblée Nationale qui proposait de s’attaquer aux militants propalestiniens qui portent une parole sur la question du génocide. Nous ne nous en prenons pas à elle pour ce qu’elle représente ou pour l’artiste qu’elle est mais pour ses positions politiques”, a-t-il déclaré, comme le rapporte Le Dauphiné Libéré.
Rappelons, il est nécessaire, que la loi Yadan visait, notamment, à élargir la répression de l’apologie du terrorisme ou de l’incitation au terrorisme pour inclure les formes “implicites” qui minimisent les actes terroristes mais aussi de “créer un nouveau délit d”appel à la destruction d’un État'”. Notons aussi, et même si LFI ne cesse de la rabâcher, que la guerre à Gaza n’a jamais été officiellement reconnue comme un génocide.
Son mouvement “prêt à mettre des moyens humains”
L’élu a rappelé le 10 juillet dernier, suite à la réponse fin mai de l’adjoint à la culture qui a plaidé pour la liberté de programmation, que son groupe est “prêt à mettre des moyens humains pour empêcher nous-mêmes la venue de Mme Barbara Butch”. Et d’ajouter : “Si cela venait à être confirmé par les organisateurs, nous ne la laisserons pas se produire et ferons un blocus militant, pacifique. Elle devra s’attendre à ce que des militants insoumis tiennent une ligne pour faire en sorte de s’y opposer”.
Allan Brunon est par ailleurs dans la tourmente ces derniers temps. Deux conseillers municipaux insoumis, exclus le 9 juillet, l’accusent de comportements “autoritaires, sexistes et LGBTphobes”. Des accusations qu’il conteste, affirmant que leur exclusion est liée à leur absentéisme récurrent. Des procédures en interne sont en cours.
