
Ce jeudi 4 juin après-midi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a visité la prison du Gasquinoy à Béziers, aux côtés du maire Robert Ménard. Une opération de communication émaillée d’annonces.
“Combien de pourcentage d’étrangers avez-vous dans cette prison”, interroge Gérald Darmanin ? Dans l’étroit couloir du quartier des arrivants de la prison de Béziers, le ministre de la Justice interroge les responsables de l’établissement pénitentiaire du Gasquinoy, devant la caméra de C-News, entre autres.
Ce jeudi 4 juin, il visite les lieux aux pas de charge, accompagné du maire Robert Ménard, de la préfète de l’Hérault Chantal Mauchet, du sous-préfet Jacques Lucbereilh, du procureur Arnaud Faugères et de nombreux journalistes… Une opération de communication émaillée de plusieurs annonces et d’échanges avec les personnels de la prison biterroise qui compte 890 places pour 1240 détenus, dont 27 % d’étrangers apprend-on ainsi. Et le ministre d’appuyer : “Ils n’ont rien à faire dans nos prisons.”
Depuis leur cellule, certains détenus tambourinent les portes. D’autres hurlent pour interpeller les élus. La chaleur monte alors que le ministre découvre l’intérieur de cellules, comme celle de protection d’urgence. Il met des mots sur les maux : “Cette région est touchée par la surpopulation carcérale, parce qu’il y a plus de détenus qu’il y a de places et une sous-présence des agents.” Il annonce 17 agents supplémentaires à la prison de Béziers à partir de septembre prochain. À l’échelle nationale : “900 recrutements de plus que de départs à la retraite”.
“Dimanche, j’ai reçu un verre dans la tête”
Autre sujet important : les problèmes de santé mentale (schizophrénie, bipolarité…) et d’addictions rencontrés par les détenus. Là, le garde des Sceaux confirme un budget de 32 millions d’euros qui sera consacré à la création d’une unité soins spécialement aménagée (UHSA)… à proximité du centre pénitentiaire du Gasquinoy. Invité à s’exprimer, un surveillant confesse : “Dimanche, j’ai reçu un verre dans la tête…”
À l’issue de la déambulation, face aux personnels administratifs, Robert Ménard soulignait sa satisfaction : “Je suis content que vous soyez là” déclarait-il à l’attention du ministre. Le maire de Béziers rappelait le projet de Centre de rétention administrative : “On ne peut pas dire qu’il faut expulser et traîner les pieds sur ce genre de projet. Quand vous m’avez demandé : j’ai dit oui.” La conversation entre les deux hommes allait se poursuivre, dans le bureau du maire de Béziers où ils avaient ensuite rendez-vous. Une rencontre sans caméra cette fois. Au cours de laquelle, sans nul doute, le procès de Robert Ménard pour avoir refusé de marier un homme sous OQTF, le 30 septembre prochain, serait évoqué.
