Les domiciles de cadres du parti au pouvoir ont été visés : une personne meurt, quatre autres blessées en Grèce



Cinq personnes ont été blessées dans l’attaque qui a eu lieu ce mercredi 1er juillet à l’aube, dans le nord de la Grèce. Une enquête a été confiée à la police antiterroriste.

Cinq personnes ont été blessées ce mercredi 1er juin à Thessalonique, en Grèce, dans des attentats à l’engin artisanal contre les domiciles de trois cadres du parti de droite Nouvelle-Démocratie (ND) au pouvoir, a déclaré à l’AFP la police. D’après le bilan de ce mercredi soir, l’une d’entre elles est morte. 

Les attentats ont eu lieu à l’aube contre les domiciles du président du comité exécutif de la ND, Zisis Ioakimovic, de l’ancien député Savvas Anastasiades et d’une ancienne candidate du parti Afroditi Nestoraa indiqué le site d’information Kathimerini. 

L’ancienne candidate et ses parents ont été transportés à l’hôpital, tandis que quatre véhicules dans le garage de l’immeuble, ont été brûlés, selon la police.

“Tolérance zéro”

Les engins incendiaires artisanaux étaient composés de petites bouteilles de butane (bonbonnes de gaz) et les attaques semblent avoir été commises par les mêmes individus, selon la même source.

La police affirme recueillir des enregistrements vidéo afin de localiser et d’arrêter les auteurs. L’enquête a été confiée à la police antiterroriste. Le Premier ministre et président de la ND, Kyriakos Mitsotakis a exprimé “son indignation et sa colère face à l’attaque lâche, terroriste et meurtrière”.

Il a déclaré qu’il se rendrait avec les ministres de la Santé et de la Protection du citoyen mercredi soir à Thessalonique pour soutenir les cadres de son parti et s’informer de l’état de santé des blessés. Mais aussi pour envoyer un message parfaitement clair et explicite :” tolérance zéro envers toute nouvelle forme de terrorisme qui pourrait apparaître dans notre pays”, a-t-il souligné.

Des attaques fréquentes

Peu auparavant, le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, a condamné les attentats sur la radio privée Skai, et demandé l’arrestation immédiate des responsables. “Quand on jette des bidons d’essence sur les voitures et les maisons […] on accepte la possibilité que des gens meurent”, s’est indigné M. Marinakis.

Des partis de l’opposition de gauche ont également condamné ces attentats. Les attaques à l’engin incendiaire par de petits groupes extrémistes, contre des personnalités politiques, banques ou sociétés, sont fréquentes en Grèce, provoquant des dommages mais rarement des victimes.



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