
Réunis pour leur rentrée politique, les élus LFI et Verts populaires dénoncent l’impréparation de Montpellier face aux fortes chaleurs et à la crise du logement. Ils vont demander la création d’une commission d’enquête municipale lors du prochain conseil municipal.
En l’absence de la députée Nathalie Oziol et d’Alenka Doulain, six élus de l’opposition des Insoumis et des Verts populaires ont fait, ce mercredi 9 septembre, une rentrée offensive. En ciblant le maire socialiste Michaël Delafosse sur deux dossiers : le bilan d’un été marqué par les chaleurs record et la crise du logement.
Deux crises qui, selon eux, révèlent les mêmes failles : une ville qui grandit vite, mais qui ne préparerait pas suffisamment les conditions de vie de ses habitants. “L’attractivité de la ville se fait au détriment d’une ville qui n’arrive pas à loger ses habitants”, résume Rhany Slimane.
Sur le logement, l’opposition veut mettre la pression. Antoine Bertrand demande la création d’une commission d’enquête municipale sur la crise, qui pourrait auditionner bailleurs sociaux, Crous, promoteurs immobiliers et associations. Objectif : comprendre où se situent les blocages alors que 36 000 demandes de logements sociaux ne seraient toujours pas pourvues dans la métropole, tandis que 12 000 logements seraient vacants. Julia Mignacca dénonce une “artificialisation galopante des sols” et propose la création d’un guichet unique pouvant aller de la demande de logement social aux travaux pour sortir d’une passoire thermique.
Canicule à Montpellier : l’opposition réclame un plan pluriannuel
Sur le climat, Antoine Bertrand dénonce “l’impréparation de Michaël Delafosse”. Gratuité des piscines pendant les épisodes caniculaires, davantage de lieux de fraîcheur, isolation des écoles : l’élu réclame surtout un plan pluriannuel pour adapter les équipements municipaux aux fortes chaleurs.
Même alerte pour les personnes sans-abri. “On ne meurt plus que de froid, on meurt aussi de chaud à Montpellier”, lance Nicolas Hillaire, qui souhaite davantage d’hébergements d’urgence. Kamel Moufid et Livia Lampy alertent enfin sur les étudiants sans logement. Leur formulaire de recensement a déjà recueilli une trentaine de témoignages. Ils pointent les 80 000 étudiants pour seulement 8 000 logements gérés par le Crous.
Et la climatisation ? Pas question d’en faire une réponse durable, estime Rhany Slimane. Mais “sur le court terme et en cas d’urgence, évidemment que l’on ne peut pas être contre”. Face aux chaleurs extrêmes comme à la pénurie de logements, l’opposition réclame surtout que Montpellier anticipe plutôt que de subir.
