
Ce vendredi, après la découverte des menaces de mort visant le maire d’Alès (Gard), Christophe Rivenq, l’enquête judiciaire se poursuit. Le parquet redouble d’efforts pour faire parler l’enveloppe contenant deux cartouches de 9 mm et les inscriptions injurieuses.
Au lendemain des menaces de mort adressées au maire d’Alès, Christophe Rivenq, le parquet poursuit ses investigations. Si aucun élément nouveau ne permet encore d’identifier les auteurs de ces menaces de la “DZ-NG” (nouvelle génération), le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, assure, ce vendredi matin, que tous les moyens ont été engagés pour faire avancer l’enquête.
Dès jeudi 16 juillet au soir, la police technique et scientifique (PTS) est intervenue au domicile de l’élu afin de procéder aux premiers relevés. L’enveloppe contenant deux cartouches de calibre 9 mm ainsi que les inscriptions découvertes sur place font l’objet d’analyses. “Les investigations se poursuivent ; pour le moment, il est trop tôt. Nous travaillons à identifier les auteurs de ces propos menaçants”, indique le magistrat.
Le procureur insiste sur la gravité du dossier. “Nous prenons cette affaire avec beaucoup de sérieux et de gravité”, souligne-t-il, évoquant un mode opératoire préoccupant dans un territoire “malheureusement gangrené par le trafic de stupéfiants”.
“Un palier inquiétant” franchi
Pour Abdelkrim Grini, ces menaces interviennent dans un contexte de pression croissante exercée sur les réseaux criminels. Le parquet, la police nationale et la police municipale mènent depuis de longs mois une action coordonnée contre les points de deal. Plusieurs réseaux ont été démantelés et quelques centaines d’interpellations ont été réalisées depuis le début de l’année. Plus récemment encore, une saisie de 5 kg de résine de cannabis a été effectuée lors d’une opération judiciaire.
Le magistrat estime que Christophe Rivenq est directement visé en raison de son implication dans cette stratégie. “Je pense que le maire subit ces violences en raison du rôle qu’il joue actuellement, en partenariat avec le parquet et la police nationale, dans la lutte contre le trafic de stupéfiants et de l’aide qu’il peut nous apporter.”
Si le passage à l’acte marque, selon lui, “un palier inquiétant”, il exclut tout recul des autorités. “Cela ne doit absolument pas remettre en cause notre détermination à continuer de lutter contre le trafic de produits stupéfiants, bien au contraire”, affirme-t-il. Avant de conclure : “On s’autorise à menacer des personnes qui font leur travail, avec un sentiment d’impunité. Cela est sincèrement inadmissible.”
“Les forces de l’ordre sont mobilisées et renforcées à Alès”
Le préfet du Gard a aussi condamné, ce vendredi 17 juillet, les menaces de mort dont a été victime Christophe Rivenq, maire d’Alès. Dans un communiqué, il a apporté son soutien à l’élu et à ses proches, tout en réaffirmant la mobilisation des services de l’État face à ces actes d’intimidation.
Jérôme Bonet précise que les “forces de l’ordre sont mobilisées et renforcées à Alès pour identifier et mettre hors d’état de nuire les auteurs sous l’autorité du Procureur de la République, et assurer la sécurité des habitants.” Le communiqué conclut en précisant que la “détermination des services de l’État dans la lutte contre le narcotrafic est totale”.
