“Je suis indignée” : une députée abasourdie par un amendement LFI permettant à des personnes fichées pour terrorisme d’accueillir des enfants de l’ASE


La commission spéciale de l’Assemblée nationale a rejeté le 2 juillet un amendement de La France insoumise (LFI) visant à supprimer le contrôle du fichier antiterroriste (Fijait) pour l’accueil des enfants placés. Ce texte, soutenu par nombreux des députés LFI, a notamment suscité l’indignation d’une députée LR.

Comment est-ce audible pour les personnes concernées ? Jeudi 2 juillet dernier, la députée LR de Savoie Émilie Bonnivard semble abasourdie, tourmentée, en pleine commission spéciale chargée d’examiner le projet de loi relatif à la protection des enfants. La raison ? Elle dit ne pas “(se) remettre” de l’un des amendements déposés par La France insoumise (LFI) permettant de “confier les enfants de l’ASE à des auteurs d’infractions terroristes”.

“Je suis indignée, et c’est vrai que ça me fait peur quand j’entends parler de Jean-Luc Mélenchon qui arrive au pouvoir en 2027, si ça se traduit par ce genre de chose.”

Déposé au nom de Gabrielle Cathala, députée LFI du Val-d’Oise, cet amendement visait l’article 5 du projet de loi, imposant des vérifications sur les antécédents judiciaires des personnes accueillant un enfant à leur domicile lors d’un placement judiciaire.

Un texte soutenu pas tous les parlementaires

LFI souhait alors supprimer la vérification du fichier des auteurs d’infractions terroristes (Fijait) au motif que peuvent y être inscrites des personnes “dès le statut de la mise en examen, notamment pour apologie du terrorisme”. Apologie du terrorisme que veut d’ailleurs retirer du Code pénal LFI depuis de nombreuses années pour le replacer dans la loi de 1881 sur la liberté de la presse, comme le rappelle Le Figaro.

Auprès de nos confrères, Gabrielle Cathala explique que “les amendements sur ce texte ont été déposés dans la précipitation sans respecter les canaux de validation habituels” du parti. Elle se défend en affirmant qu’elle ne l’a pas validée elle-même.

Le texte en question.
Le texte en question.
Capture d’écran

Comme le notent nos confrères de La Dépêche du Midi, l’ensemble des parlementaires LFI soutenaient cet amendement, et même ceux de Toulouse, dont François Piquemal. Ville on le rappelle touché par la barbarie islamiste en 2012. Le texte a été retiré après avoir été soumis au vote.



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