Guerre en Iran : le début des négociations d’une paix historique ? Américains et Iraniens réunis en Suisse pour des premiers pourparlers



Les États-Unis et l’Iran ont entamé ce dimanche à Bürgenstock (Suisse) des pourparlers inédits en présence du Qatar et du Pakistan, dans le cadre de l’accord de paix entre Américains et iraniens. Cette réunion d’urgence fait suite à l’annonce, samedi, de la fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran, après des frappes israéliennes au Liban ayant fait au moins 20 morts.

Les négociations de l’accord de paix entre les États-Unis et l’Iran ont débuté. De premiers pourparlers se sont tenus ce dimanche en Suisse en présence des médiateurs qatariens et pakistanais.

La réunion dans la station alpine de Bürgenstock s’est achevée vers 17 h 00, a déclaré à Reuters une source proche d’une des délégations.

La refermeture du détroit d’Ormuz au cœur des discussions

Lors de son arrivée en Suisse, plus tôt dans la journée, JD Vance, Vice-président des États-Unis, avait contesté les affirmations de Téhéran selon lesquelles le pays aurait refermé le détroit d’Ormuz.

L’Iran avait en effet annoncé samedi qu’il refermait le détroit d’Ormuz à la navigation commerciale en accusant les États-Unis et Israël, qui a une nouvelle fois bombardé le Liban, de ne pas respecter l’accord provisoire signé cette semaine pour mettre fin aux hostilités.

Maintenir le cessez-le-feu au Liban

“Je pense, si tout va bien, que nous allons pouvoir faire avancer le dossier nucléaire tout comme celui du cessez-le-feu au Liban”, a dit JD Vance aux journalistes à la base militaire d’Andrews, dans le Maryland, avant son départ pour la Suisse, ajoutant que “quelques jours de pourparlers” étaient à prévoir.

La cessation des combats au Liban est une condition préalable au lancement de 60 jours de négociations entre les États-Unis et l’Iran visant à résoudre les différends, dont le programme nucléaire iranien.

Cela n’a pas empêché l’État hébreu de mener de nouvelles frappes au Liban samedi, qui ont fait au moins 20 morts, Tsahal disant riposter à des tirs du Hezbollah.

Donald Trump a de son côté menacé l’Iran de nouveaux bombardements s’il n’intervient pas auprès du Hezbollah pour mettre fin à ses attaques contre l’armée israélienne.



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