En marge de la venue du ministre de l’Intérieur, l’annonce du financement par l’État du bureau de police à Pissevin et les renforts de 16 policiers à Nîmes



Le nouveau bureau de police de Pissevin sera financé par l’État. On apprend aussi ce jeudi en marge de la visite du ministre que des renforts de policiers sont annoncés au premier septembre.

La séquence de visite de Pissevin a permis au ministre de l’Intérieur de se rendre compte sur place de la situation et des enjeux de sécurité, notamment sur la question du narcotrafic qui est centrale dans ce quartier. Laurent Nunez est considéré comme un spécialiste des questions de sécurité, il a dirigé plusieurs fois des services d’enquête ou de renseignement de haut niveau et il a été préfet à deux reprises. C’est pourquoi, il est considéré comme un expert sur ces thématiques qui ont donné lieu à des échanges au commissariat avec la procureure de la République en amont du déplacement à Pissevin.

Sur les lieux, accompagné d’un imposant dispositif composé de policiers en grand nombre, de gendarmes et de services spécialisés dans les voyages officiels, il s’est déplacé sur plusieurs sites du quartier, juste au-dessus de la galerie Wagner. Une galerie marchande qui n’a plus beaucoup de commerces et dont les magasins ont fermé progressivement.

Le ministre n’est pas venu les mains vides

La galerie est considérée comme un point de deal de cannabis et de cocaïne qui a fait couler autant de sang que d’encre tellement le nombre de fusillades a été élevé du reste comme le nombre de meurtres en 2021 et 2024 notamment celui du petit Fayed, 10 ans, tué en août 2023.

L’affaire Fayed est emblématique. Car il fut la plus jeune victime collatérale de la guerre des narcotrafiquants. Ainsi, c’est une visite très symbolique que le ministre a réalisée ce jeudi matin en compagnie du préfet Jérôme Bonet du maire de Nîmes Vincent Bouget.

Financement à hauteur de 620 000 euros

Un maire qui a pu lui faire un topo de la situation notamment sur la question du bureau de police qui devait ouvrir à l’été 2024 : mais ses abords ont subi un incendie et le bureau de police n’a finalement pas vu le jour. Ce jeudi, on a appris dans l’entourage du ministre de l’Intérieur et du maire de Nîmes deux annonces importantes. Le bureau de police verra bien le jour et “l’État en assurera le financement à hauteur de 620 000 euros et sur le budget 2026”, était-il précisé. Ce qui signifie en principe une ouverture relativement rapide de bureau de police en construction. Symboliquement, cette présence policière s’inscrit dans une série de fermetures et d’ouvertures des services publics dans le quartier avec des attentes fortes en matière de sécurité. Le maire de Nîmes, apparemment avec des plans en main, a pu montrer les lieux et vraisemblablement le site de la future implantation.

16 policiers affectés au commissariat de Nîmes au 1er septembre

Autre annonce forte ? L’arrivée “de 16 policiers affectés au commissariat de Nîmes au 1er septembre“. C’est naturellement une annonce forte qui devrait mettre du baume au cœur des policiers nîmois mais certains représentants syndicaux font les comptes et trouvent que les départs risquent d’assécher cet apport annoncé par le ministre. La répartition précise des effectifs n’a pas été détaillée. À Nîmes, la filière investigation est particulièrement chargée par les affaires d’homicide, de tentative d’homicide et d’association de malfaiteurs et de trafic de drogue. Il était précisé de source officielle que les renforts de 16 policiers étaient bel et bien actés pour seulement deux départs.



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