Édouard Philippe est à Alès ce lundi 7 septembre aux côtés de son maire Christophe Rivenq. Avant une réunion consacrée à la sécurité, l’ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle a découvert la ville et ses acteurs.
À Alès, ce lundi 7 septembre, Édouard Philippe a choisi de commencer sa visite par le terrain. Accueilli par Christophe Rivenq, le maire de la capitale des Cévennes, le candidat à l’élection présidentielle a rencontré les élus de la majorité municipale avant de partir à la découverte du centre-ville.
Une première visite dans la cité alésienne pour l’ancien Premier ministre, qui l’a reconnu lui-même. “J’ai 55 ans, et je corrige une erreur quasi-historique, c’est la première fois que je viens à Alès.” Un retard qu’il entend désormais combler en prenant le temps d’observer la ville, son histoire, ses habitants et son tissu économique.

Une visite entre amis
Au cœur de la mairie, Christophe Rivenq a tenu à rappeler les liens qui l’unissent à Édouard Philippe, évoquant leur passé commun au sein de l’artillerie. Mais le maire a surtout insisté sur ce qui rapproche leurs deux villes, Alès et Le Havre : leur histoire industrielle, les conséquences de la désindustrialisation et la capacité à rebondir.

“J’espère vous montrer à cette occasion la résilience des communes et l’importance de ces villes à taille humaine“, a lancé Christophe Rivenq avant d’évoquer la place qu’il souhaite voir accordée aux territoires dans le projet présidentiel d’Édouard Philippe.
Le maire alésien n’a pas non plus oublié les épreuves traversées cet été, alors que son domicile a été visé par des inscriptions menaçantes et des munitions et qu’il a dû être exfiltré par le Raid. Un contexte qui donne une résonance particulière à la présence de son “ami” à ses côtés.
À lire aussi :
Édouard Philippe à Alès lundi : Christophe Rivenq confirme sa venue, mais n’a “pas encore” choisi son candidat
Une proximité qui s’est également exprimée dans les petites phrases. Sur le parvis de la mairie, alors que les deux élus s’apprêtaient à entamer leur déambulation, un soutien de l’ancien Premier ministre a lancé : “J’espère que Christophe fera le bon choix.” Le maire a répondu par un petit rire. Quelques minutes plus tard, aux Halles de l’Abbaye, un Alésien a directement posé la question en présence du candidat : “Alors, il faut voter pour lui !” Le premier magistrat de la sous-préfecture a d’abord lâché un “oui”, avant de se reprendre. De quoi entretenir le suspense sur un soutien qui, officiellement, n’est pas encore annoncé.

À lire aussi :
Menaces sur le maire d’Alès : Christophe Rivenq sous protection rapprochée, une enquête toujours en cours sur la piste “DZ Mafia”
Une déambulation dans le centre-ville
Dans le centre-ville, la déambulation a offert une autre image de cette visite. Aux abords de la cathédrale ou aux Halles de l’Abbaye, Édouard Philippe a pris le temps d’échanger avec les Alésiens et les commerçants.
Devant les Halles, le candidat s’est arrêté chez le fromager, goûtant notamment vin, bière et fromages aux côtés de Patrick Zabala. Une séquence plus légère, loin des enjeux nationaux, avant un déjeuner de travail avec des chefs d’entreprise et des acteurs économiques.
Édouard Philippe assume ainsi une visite qui ne se résume pas aux questions de sécurité. “La réalité de l’action politique d’un pays, elle est d’abord au niveau local”, a-t-il rappelé, saluant ces élus et acteurs de terrain qui “essaient d’améliorer la situation chez eux”.
L’après-midi doit désormais s’orienter vers un autre visage d’Alès, parfois plus médiatisé : celui d’une ville confrontée aux enjeux de sécurité, de justice et de narcotrafic.
