
Fustigé par l’opposition castelnauvienne, le maire Julien Miro remet un peu d’ordre… et de verdure autour de la question des arbres et des stationnements.
“J’essaie de ne pas répondre à toutes les fake news. Mais quand cela jette le trouble dans l’opinion, il faut quand même apporter des explications.” Tronçonneuse en main, simulant un abattage, le maire Julien Miro n’a pas tardé avant d’offrir une réponse à contre-pied et en vidéo, à ses détracteurs, ce lundi.
L’opposition grimpe aux arbres
Car ces derniers jours, deux accusations portées par le groupe Ici et Ensemble, se sont succédé : la première évoquait la disparition de plusieurs marronniers “centenaires” sur le secteur du parc Frédéric-Bazille, à l’orée de la nouvelle crèche La Ruche, en travaux ; la seconde alertait sur un projet de coupe des 24 platanes situés sur le parking, aux abords de l’école Rose-de- France. Ce qui a fait monter l’opposition menée par Richard Corvaisier… aux arbres ! “Tout cela est très éloigné de la réalité, assure le maire. La réalité, c’est qu’on n’a jamais rien coupé. Tous les marronniers sont là, le long de l’avenue de la Moutte.”
Les travaux réalisés actuellement sur le secteur Bazille ne concernent que des “rejets de végétation”. “De l’entretien classique”, ni plus ni moins. Ici, la municipalité prévoit de réaménager 150 m² et d’y planter une quinzaine d’essences adaptées au climat et nécessitant peu d’eau.
“Mon père, m’a transmis le respect de la nature, mais aussi des personnels qui l’entretiennent, précise ce fils d’agent aux espaces verts à Carcassonne. Un arbre qui a besoin d’eau, c’est aussi un agent qui doit l’arroser sous une forte chaleur.”
D’un autre côté, le projet de réaménagement du parking de Rose-de-France prévoit d’augmenter sa capacité, avec un objectif d’environ 200 places, soit près du double de l’existant. “Évidemment que ce ne sera pas un parking silo”. En recalibrant les espaces, la municipalité espère gagner des places. “Tout l’enjeu, c’est d’optimiser, de désimperméabiliser et végétaliser la zone, car c’est très bétonné.”
Ni déplacés, ni coupés
Davantage de stationnements avec davantage de végétation, l’équation s’annonce complexe, mais “aucun arbre ne sera déplacé, ni coupé. Il faut redéfinir cet espace dont les allées sont très, très larges.”
Pas de politique verte tous azimuts donc, et dispendieuse, mais “le retour l’arbre dans la ville, oui !” tout en améliorant les pistes cyclables. Sur l’avenue de l’Europe, faute d’aménagement concerté en amont, les terrains nécessaires à l’urbanisation ont été achetés “au prix du marché, c’est-à-dire au tarif promoteur !”. C’est ainsi que le parc Pujol, inauguré en avril 2025 a été acquis “pour plus de 3 M€ !”.
Côté budget espaces verts, l’enveloppe est de 350 000 €. “La métropole gère 70 % de nos espaces verts. On est sur une réflexion “cousu main”, sur des lieux choisis, en concertation avec les riverains, comme la place de l’Europe, trop minérale”. De quoi alimenter les discussions !
