“Une tentative d’intrusion à mon domicile à 3 h 23 du matin…” : après les menaces de mort liées à la DZ Mafia, Christophe Rivenq promet de parler “le moment venu” à Alès



En aparté d’une interview consacrée à l’actualité alésienne, Christophe Rivenq est revenu ce mardi 11 août sur les menaces de mort dont il est la cible. Si le maire maintient son silence sur l’enquête, il annonce tout de même une prochaine prise de parole.

Depuis plusieurs semaines, Christophe Rivenq ne s’exprime plus publiquement sur les menaces de mort liées à la “DZ Mafia” dont il a été la cible. Ce mardi 11 août, en marge d’un échange avec Midi Libre consacré à l’actualité alésienne, le maire d’Alès a accepté d’en dire un peu plus, tout en maintenant une grande prudence.

“Pour l’instant, les enquêtes avancent, semble-t-il. Ce sont les seules informations que j’ai. Je n’ai pas d’autres informations”, a-t-il déclaré. L’élu explique avoir choisi de se taire pour ne pas interférer avec les investigations, mais aussi pour protéger sa famille et ses proches.

De nombreuses menaces

Christophe Rivenq assure néanmoins avoir continué à travailler avec les services de police sur la lutte contre le narcotrafic à Alès. “Je n’ai pas levé le pied. J’ai travaillé avec les services de police pour lutter contre ce fléau dont je parle depuis des années.”

Toujours placé sous protection, le maire, qui a reçu entre 35 et 40 000 soutiens, révèle également que les menaces dont il a fait l’objet ne se limitent pas aux deux balles reçues contre son domicile et à son exfiltration par le Raid. “Il y a eu d’autres menaces”, explique-t-il, évoquant plusieurs épisodes survenus sur une période d’une dizaine de jours, dont “une tentative d’intrusion à mon domicile à 3 h 23 du matin”. L’élu dit désormais attendre que les différentes enquêtes permettent d’y voir plus clair. “Il y a quatre ou cinq éléments, potentiellement aujourd’hui, de menaces diverses et variées, peut-être par des canaux différents. C’est pour cela que je ne peux pas en dire beaucoup plus.”

“Je vais parler”

Si le silence demeure de mise sur le fond de l’affaire, Christophe Rivenq confirme qu’il compte reprendre la parole d’ici une dizaine de jours. “Pour l’instant, je ne vais rien dire, mais je vais parler.” Il espère pouvoir s’exprimer “le plus tôt possible”, une fois qu’il disposera d’éléments suffisamment solides.

Le maire entend également tirer des conséquences politiques de cette séquence pour Alès, notamment en matière de sécurité et de lutte contre le narcotrafic. “Je veux faire en sorte que la ville que j’aime continue d’avancer”, résume-t-il, en répétant que les éventuelles retombées de cette affaire doivent, selon lui, bénéficier aux Alésiens.



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