
Le maire de Thizy-les-Bourgs (Rhône), Rémi Berthoux, a pris un arrêté municipal interdisant de suspendre du linge aux fenêtres et balcons visibles depuis la rue. Cette mesure, destinée à revaloriser le centre-ville sous peine de contravention, suscite des réactions contrastées chez les habitants.
Revaloriser le centre-ville : tel est l’objectif de Rémi Berthoux, le maire de Thizy-les-Bourgs, commune située dans le département du Rhône. Pour cela, le jeune élu RN de 30 ans a décidé d’interdire, par arrêté, d’étendre le linge aux fenêtres mais aussi d’accrocher des objets à leurs balcons, rapporte France 3.
Attention à la contravention
“Non, nous ne sommes pas à Naples !”, peut-on lire sur un communiqué de la mairie diffusé la semaine dernière sur le compte Facebook de la commune.
“Afin de préserver la qualité de notre cadre de vie, un arrêté municipal interdit désormais d’étendre du linge ou d’accrocher des objets aux fenêtres, façades et balcons lorsqu’ils sont visibles depuis la voie publique. Les étendoirs installés sur les balcons restent possibles dès lors qu’ils ne dépassent pas la hauteur du garde-corps.”
Toute personne ne respectant pas cette règle s’expose donc à une contravention, notent nos confrères de BFMTV.
Une mesure partagée
La mesure a été prise par le jeune maire RN de la commune, Rémi Berthoux, élu lors des élections municipales au mois de mars dernier. Afin de donner une image “agréable et accueillante”. “Pour des familles qui viendraient s’installer sur la commune, quand vous avez ça, je suis désolé, mais ça n’attire pas. J’ai envie de dire que le moche appelle le moche, le beau appelle le beau. Donc nous, on veut faire en sorte que notre commune rayonne, qu’elle soit attractive”, a-t-il expliqué au micro de nos confrères.
Si l’arrêté a été bien accueilli par certains riverains, la mesure prise par la mairie n’est pas au goût de tout le monde. Certains la jugent “complètement débile”, d’autres comme disproportionnée. “Je pense qu’il y a beaucoup plus de choses importantes à faire à Thizy avant de s’occuper d’une histoire de chiffons”, juge un habitant.
