Troisième voie SNCF, aéroport… Les vérités de l’ancien président de Nîmes Métropole Franck Proust



L’ancien président de Nîmes Métropole, aujourd’hui relégué sur les bancs de l’opposition, n’a pas apprécié les récentes déclarations lors de la venue à Nîmes de Carole Delga.

Plutôt discret, pour l’heure, en conseil municipal ou conseil communautaire, l’ancien président de Nîmes Métropole, n’en pense pas moins. Et quand son bilan est attaqué ou qu’il estime devoir rappeler certains faits, Franck Proust ne se prive pas de prendre la parole. Il a ainsi réagi après la visite de Carole Delga la semaine dernière à Nîmes.

L’élu d’opposition s’est d’abord dit surpris de voir la fin de non-recevoir adressée ce jour-là par la présidente de Région sur la troisième voie SNCF reliant les deux gares TGV Nîmes-Centre et Nîmes-Pont-du-Gard à Manduel. Pas possible techniquement, a assuré Mme Delga. Je ne comprends pas ce revirement. Il n’y a aucune contrainte technique pour raccorder cette voie, qui existe, à un quai de la gare de Manduel. Elle avait d’ailleurs été acceptée – et budgété à 13 M€ – lors d’une réunion en préfecture, lorsque j’étais maire par intérim en 2017, et dans la foulée, le président de l’Agglo Yvan Lachaud, avait vu le président de la SNCF qui n’avait opposé aucun problème technique, déroule Franck Proust, rappelant même la présence des élus régionaux à ses côtés lors des manifestations à l’époque.

Selon lui, le problème vient plutôt d’un manque de coordination entre les horaires des TGV et des quelques TER qui circulent actuellement. Cette connexion est pourtant indispensable car la gare de Manduel est située sur le futur axe Paris-Madrid et quand le tronçon Montpellier-Perpignan sera bouclé, la majorité des TGV emprunteront cette voie, dit-il.

Toujours au rayon transports, il réfute avoir mis la poussière sous le tapis concernant les difficultés que traverse l’aéroport. J’avais rencontré le président de la CCI de Marseille, afin de trouver une solution en cas de désengagement du délégataire.

Défendre le trafic voyageurs

Si celui-ci est en difficulté, dit-il, c’est surtout parce que la chambre régionale des comptes avait imposé à son Agglo d’émettre des titres de recettes pour réparer une erreur de son prédécesseur Yvan Lachaud qui aurait laissé Edeis encaisser des sommes qui revenaient à la collectivité.

L’élu LR défend toutefois la priorité qui doit être donnée à la défense du trafic voyageurs. D’abord, et même si les objectifs fixés par Edeis ne sont pas remplis, parce que les lignes restent attractives avec plus de 250 000 passagers et que ce sont des retombées économiques pour le territoire. Ensuite parce que sans ce trafic voyageurs, la tour de contrôle gérée par la DGAC, ne serait plus opérationnelle, ce qui pourrait menacer l’activité sécurité civile. Ce serait à ses yeux une réelle difficulté à l’heure de batailler à Bruxelles pour faire de Nîmes ce pôle européen de sécurité civile tant espéré. Il appelle donc le nouveau maire à ne pas laisser Montpellier phagocyter les lignes nîmoises et à anticiper un éventuel retrait du délégataire, c’est-à-dire à reprendre l’aéroport en régie publique le temps de trouver un successeur à Edeis.



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