Présidentielle 2027 : Ségolène Royal compare Raphaël Glucksmann à un “stagiaire”, elle se fait reprocher son manque de “camaraderie”



Ségolène Royal a souligné auprès de plusieurs médias le manque d’expérience et la “méconnaissance du peuple” de Raphaël Glucksmann. Des propos peu appréciés par l’organisation de la primaire.

Ségolène Royal a épinglé dimanche la supposée inexpérience et “méconnaissance du peuple” de son adversaire à la primaire social-démocrate Raphaël Glucksmann, estimant que l’élire président reviendrait à mettre “un stagiaire à la tête d’une entreprise”.

“Pour diriger un pays, il faut déjà avoir un métier. Ou avoir dirigé ne serait-ce qu’une collectivité locale ou une structure étatique et obtenu des résultats concrets positifs”, a pointé dans une interview à Libération l’ancienne ministre socialiste.

“Les Français ne veulent pas recommencer comme avec Macron”

Interrogée sur ce qui la distingue de l’eurodéputé, Mme Royal a fait valoir son “expérience”. “Femme socialiste, j’ai fait mes preuves dans l’exercice difficile du commandement démocratique local, national et international”, a-t-elle assuré.

Quant à M. Glucksmann, “vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d’une entreprise. C’est dangereux. Les Français veulent des responsables expérimentés qui ont des bilans positifs. Ils ne veulent pas recommencer comme avec Macron et sa méconnaissance du peuple et du pays profond, qui nous a menés à tant de brutalités, tant de mépris et au déclin”, a encore asséné Mme Royal.

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Ségolène Royal milite pour une “France sans brutalité ni cynisme”

Ex-candidate du PS en 2007, battue au second tour par Nicolas Sarkozy, Mme Royal concourra dans cette primaire face à M. Glucksmann, le patron du PS Olivier Faure, le député PS Jérôme Guedj, et le patron du petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel.

À trois petites semaines du premier tour, prévu les 9 et 10 octobre, Mme Royal a choisi de militer pour “une France tranquille, sans brutalité ni cynisme, donc sans mouvements sociaux désespérés parce qu’ils auront été gérés avant, avec écoute, sagesse et humilité”.

Une posture “mitterandiste”

Elle s’est aussi attachée à se démarquer du macronisme, voyant à l’œuvre dans cette primaire “deux lignes politiques”.

“La mienne, mitterrandiste : au premier tour d’une présidentielle, on rassemble son camp, sans sectarisme ; au second, sur ce socle, on élargit. L’autre ligne c’est : ‘Au premier tour, on va aller grappiller au centre et à droite, et puis si on est trop faible pour faire barrage à LFI, on ira s’allier avec le candidat macroniste dès le premier tour contre des ministères et des circonscriptions”.”, a-t-elle décrit.

Une seconde option qui signifierait selon elle la “disparition” du PS et l’avènement du RN” : “les sociaux-démocrates ‘mous’ qui avancent des propositions libérales pour plaire à la droite s’effondreront et Marine Le Pen aura un boulevard”.

Des propos qui ne passent pas

Comme le rapportent BFMTV ainsi qu’Antoine Oberdorff, du service politique de L’Opinion, le président de la commission d’organisation de la primaire socialiste Patrick Mennucci a rappelé à l’ordre Ségolène Royal : “La commission d’organisation de la primaire rappelle à Ségolène Royal l’engagement qu’elle a signé d’une charte qui lui impose un comportement éthique et lui interdit les attaques personnelles”.

\ud83d\udd34 Ségolène Royal recadrée par l’organisation de la primaire. Dans un communiqué signé par son président @patrickmennucci, la commission lui reproche ses attaques contre Raphaël Glucksmann, qui « dépassent le simple cadre politique » et vont jusqu’à des « moqueries inadmissibles…

— Antoine Oberdorff (@A_Oberdorff) September 21, 2026

“Or, dans plusieurs médias les attaques contre l’un des candidats de la primaire, Raphaël Glucksmann, dépassent le simple cadre politique pour se porter sur des appréciations des moqueries inadmissibles sur sa personne”, s’est-il agacé, réclamant “fermement” de “se conformer à un esprit de camaraderie”.



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