
Quatre personnalités socialistes affirment avoir réuni les parrainages pour concourir à la primaire de la gauche organisée les 9-10 et 16-17 octobre. La validation du scrutin porterait à six le nombre de prétendants face à Raphaël Glucksmann et Emmanuel Maurel.
Quatre socialistes affirment avoir obtenu les parrainages nécessaires pour participer à la primaire de la gauche, prévue les 9-10 et 16-17 octobre, ce qui porterait à six le nombre de concurrents, avec les chefs de deux autres partis de gauche, Raphaël Glucksmann et Emmanuel Maurel.
Le patron du PS Olivier Faure, l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal, le député Philippe Brun et le député Jérôme Guedj ont indiqué avoir leurs parrainages. Ils avaient jusqu’à mardi soir minuit pour déposer leur candidature.
Si ces parrainages sont validés par la commission d’organisation de la primaire mercredi, ces quatre candidats rejoindront sur la liste de départ le chef de Place publique, Raphaël Glucksmann, et le patron du petit parti Gauche républicaine et socialiste (GRS) Emmanuel Maurel, qui en tant que dirigeants de parti, n’avaient pas besoin de soutiens internes au PS.
Trois débats télévisés pour se départager
Pour les socialistes, il fallait avoir les signatures de 15 membres du conseil national, ou de 10 parlementaires, ou de 50 conseillers régionaux ou départementaux sur huit départements et trois régions ou de cinquante maires répartis sur trois régions.
Philippe Brun a annoncé mardi matin sur X avoir déposé sa candidature “accompagnée des parrainages requis pour concourir”. “J’ai le plaisir de vous annoncer que j’ai recueilli les parrainages nécessaires”, a aussi confirmé Jérôme Guedj mardi après-midi sur Instagram.
Ségolène Royal l’avait pour sa part annoncé dès le 6 septembre, et l’entourage d’Olivier Faure a confirmé que le premier secrétaire avait ses soutiens depuis longtemps, et qu’il entendait même présenter 500 signatures.
Ils pourront se départager via trois débats télévisés, le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 sur BFMTV.
François Hollande refuse de concourir à la primaire
Sauf surprise, il n’y aura pas d’autres candidats. Sollicité par l’AFP, l’ancien maire de Chateaudun (Eure-et-Loir) Fabien Verdier n’avait pas répondu mardi en fin d’après-midi sur ses parrainages.
Quant au député ex-LFI François Ruffin, qui espérait pouvoir rejoindre la primaire, il a jeté l’éponge, après le refus de Raphaël Glucksmann de le voir y participer. “Vous aviez une chance de vous élargir, vous vous rétrécissez. Vous aviez une chance de faire une grande primaire, vous la transformez en primaire bunker”, a-t-il dénoncé mardi sur X.
Bon allez, fin de partie. Les éléphants ont peur d’une souris !
Monsieur Glucksmann nous dit : « Je ne fuis aucune confrontation politique. » Eh bien si. Et il ajoute : « Je veux continuer de travailler avec M. Ruffin. » Mais il n’a jamais commencé, et c’est avec Attal et… https://t.co/j9zyEeGwIx
— François Ruffin (@Francois_Ruffin) September 15, 2026
De même, le banquier d’affaire Matthieu Pigasse, qui a un temps envisagé d’y participer, a lui aussi affirmé dimanche à la fête de l’Huma s’être retrouvé face à un “bunker dans lequel personne ne peut entrer”. À l’inverse, deux autres socialistes, l’ancien président François Hollande et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane, prétendants plus ou moins déclarés à la présidentielle, refusent d’y concourir.
