Logement, réindustrialisation, mobilités, environnement : Loïc Linarès, le président de Sète Agglo, liste les défis à venir du territoire



Lors d’un tour de l’actualité, mercredi 1er juillet, le président de Sète Agglo a détaillé les axes de sa politique, entre adaptation au changement climatique et volonté de repenser l’aménagement du territoire.

“On finalise la révision du Scot”

L’outil de planification stratégique de l’agglomération pour les vingt prochaines années est sur le point d’aboutir. Les 14 maires du territoire se sont engagés, explique Loïc Linarès “dans une démarche consensuelle partagée”. “C’est assez rare pour être souligné. C’est aussi l’expression d’un nouveau cycle, d’une nouvelle ère.” Actuellement dans sa phase administrative finale de consultation, le document devrait être définitivement arrêté entre la fin de l’année et le début 2027. Ce nouveau schéma se veut vertueux : il prévoit une réduction de l’extension urbaine avec 80 hectares en moins par rapport au précédent document, intégrant 20 % de renaturation. L’objectif est clair pour le président, qui entend lier l’urbanisme aux projections climatiques de 2085 et 2125 : “Il ne faut pas qu’on agisse aujourd’hui à l’encontre des enjeux de demain.”

De nouvelles façons de se déplacer

Pour répondre aux nécessités des déplacements du quotidien, l’Agglo vient de valider la révision de son plan de déplacement urbain. La volonté politique est d’agir en concertation étroite avec la métropole de Montpellier et les territoires voisins pour construire un grand réseau par l’intermédiaire du Serm (services express régionaux métropolitains). “Il y aura un sujet mobilités sur ce mandat. Il va falloir dépasser les passions liées à la ligne nouvelle. Oui, elle est impactante parce que c’est une nouvelle infrastructure, mais elle répond aussi à une stratégie plus vaste de mobilité à l’échelle nationale. Et elle aura aussi des conséquences positives sur le déplacement au quotidien grâce à la ligne historique.

Qualité de l’eau de l’étang : “Nous aurons plus de garanties cet hiver”

Sur la qualité de l’eau de l’étang, Loïc Linarès assure que le territoire offre aujourd’hui plus de garanties aux conchyliculteurs que l’hiver dernier, au plus fort de la crise en raison des rejets des réseaux dans l’étang. “Je vous rappelle le gros investissement cette année avec le changement sur le quai de Bosc de notre poste de relèvement. Il n’était pas assez puissant pour gérer des flux suffisants en vue de l’assainissement à la Step (station d’épuration). On a aussi créé sur le quai des Moulins un réseau secondaire”, lequel doit préparer les aménagements futurs qui permettront “de pratiquement doubler la gestion des flux sur ces espaces.” Pour autant, si Sète Agglo travaille l’amélioration des flux, “ce ne sera pas suffisant si on revit les épisodes de pluviométrie de l’hiver dernier”, déplore Loïc Linarès. “Là-dessus, j’ai toujours joué la carte de la franchise. On ne pourra pas garantir une gestion de nos flux à 100 %.”

Réindustrialiser le territoire

Face à un chômage frôlant les 20 %, la reconquête économique est érigée en priorité absolue pour créer de l’emploi et générer de nouvelles recettes fiscales. L’agglomération compte s’appuyer sur le “recyclage” foncier d’un potentiel de 20 à 30 hectares de friches industrielles (sites Exxon Mobil, Lafarge, Timac Agro) à remobiliser dans les dix prochaines années. Le but affirmé est “de recréer de la richesse sur le territoire avec une volonté de réindustrialiser”. Le site Exxon, par exemple, pourrait accueillir des entreprises industrielles, des locaux pour les artisans et des activités tertiaires autour de la future gare multimodale de Frontignan.

Logement : rénover et créer à 50/50

Sète Agglo affiche de nouvelles ambitions pour loger les actifs, avec un objectif de produire près de 6 000 logements sur les 20 prochaines années. Le paradigme change, “pour respecter le Zéro Artificialisation Nette (ZAN)” et préserver les espaces naturels qui occupent 70 % du territoire. Désormais, la politique vise un équilibre : “Notre plan de développement pour le logement va s’appuyer autant sur la rénovation de l’ancien que sur la création en extension.” Pour réussir ce pari du «“50/50”, l’agglomération étend notamment ses dispositifs d’aide à la rénovation à six communes.



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *