
Des animations sont attendues, samedi 5 septembre, à la Bourse du Travail. Cette journée fera office de rentrée pour les cégétistes alésiens.
“On fête les 90 ans des congés payés pour rappeler comment ils ont été obtenus”, commence Martine Sagit, la secrétaire générale de l’union locale CGT d’Alès (UL). “Et qui sont attaqués depuis les 1 607 heures de travail effectif. Et on voudrait encore nous en grignoter…”
Dans le Gard, cet anniversaire sera célébré samedi 5 septembre, de 9 heures à 18 h 30, à la Bourse du travail, tant en intérieur que sur le parking, dans le quartier alésien de Rochebelle. Au programme : expositions d’artistes, graff sur bâche en direct, repas buffet-traiteur (réservations, jusqu’au jeudi 3 septembre, au 04 66 30 04 57 ou au 07 86 81 11 38), projection d’un documentaire “pour ouvrir le débat”, précise Jean-Christophe Jolbert, de la commission culturelle, et concert des Gardoises du groupe Les Gambettes.
“Tout ça n’est pas tombé du ciel”, rappelle l’union locale
“Les congés payés ont été une conquête sociale importante. Une grande avancée sociale”, souligne Alain Martin, membre du bureau de l’UL. “Il faut montrer aux jeunes que tout ça n’est pas tombé du ciel.” D’ailleurs, Martine Sagit regrette que “l’histoire sociale n’est pas apprise à l’école. Elle est même oubliée !”
Or, Alain Martin tient à ce que son syndicat soit là “pour montrer que le combat social paie, comme en 1936”. Ce rendez-vous, outre le fait de marquer “la fin des congés payés pour ceux qui en prennent”, fait office de rentrée pour les cégétistes alésiens. D’autant plus que l’année qui s’ouvre sera présidentielle. “Il s’agira, samedi, d’une journée avec un côté festif et fraternel”, dit Jean-Christophe Jolbert. Mais qui “donnera le ton de la rentrée sociale”, embraye la secrétaire générale, et augurera de futures mobilisations.
“Le besoin de repos est essentiel”, insistent les cégétistes
Des mobilisations pour les congés payés, entre autres. “On n’en a pas plus que d’autres pays. Et ce n’est pas parce que d’autres pays ont moins de droits que nous, que nous ne devons pas défendre les nôtres !”, insiste Martine Sagit. Son camarade Alain Martin dénonce, comme elle, tout ce qui est fait pour les “rogner”, comme le compte Épargne-temps, perçu comme “une entaille”, ou l’instauration d’une Journée de solidarité dont la CGT ne voit pas les effets. Le syndicaliste est catégorique : “Le besoin de repos est essentiel pour reconstituer sa force de travail.”
