“La sécurité est l’une de mes priorités” : l’arrivée de renforts de police nationale est annoncée lors du conseil municipal d’Alès



Un point a notamment été fait sur la récente venue du ministre de l’Intérieur dans le Gard, lors du conseil municipal du lundi 22 juin.

Le leader de l’opposition RN alésienne qu’est Anthony Bordarier profite de la séance publique du conseil municipal du lundi 22 juin pour interpeller le maire sur les questions de sécurité en rappelant les événements survenus ces derniers temps en ville : un jeune tué par balles aux Prés Saint-Jean, un autre blessé à l’épaule aux Promelles, des tirs dans le quartier des arènes ce week-end, etc. Il se porte alors en relais de “l’inquiétude” d’habitants “qui méritent d’être entendus”, et déclare que “la sécurité est une attente forte de nos concitoyens”. Un domaine régalien, certes, mais, estime-t-il, “la commune a aussi ses responsabilités par ses moyens propres”, par la voie, par exemple, du recrutement de policiers municipaux supplémentaires.

L'”engagement sans faille” de la municipalité en place

À celui qui dit que “la sécurité ne doit pas être regardée uniquement comme une charge”, Christophe Rivenq répond par un “engagement sans faille”, en indiquant que “globalement, aujourd’hui, je crois pouvoir dire que nous sommes sur le haut du classement des villes de plus de 30 000 habitants sur tout ce qui a été mis en place depuis trente ans”. Il met en exergue les “10 % du budget de dépenses de la Ville consacrés à la sécurité du quotidien, contre 2 % quand nous sommes arrivés”.

Davantage de policiers municipaux, le maire “aimerait bien” et assure qu’“à chaque fois” qu’il pourra en recruter un, il le fera. Mais, “je ne vais pas vous faire de fausses promesses”, explique celui qui est “aux affaires” : “Un policier municipal, c’est 70 000 € par an. Nous ne les avons pas.”

Une promesse de campagne revient sur le tapis

Pour autant, le premier magistrat rappelle son engagement de campagne qui prévoit de mobiliser la police municipale sept jours sur sept : “C’est quelque chose que nous travaillons.” Dans l’intervalle, la vidéosurveillance tourne 24 heures sur 24. Et “la police municipale, à Alès, est présente dans tous les quartiers. Elle ne se cache pas. Elle ne se planque pas. On continue de se battre.”

Lors de son intervention, Anthony Bordarier attend un retour de l’entrevue entre le maire et Laurent Nunez, le ministre de l’Intérieur, lors de sa venue à Nîmes, début juin. Outre la promesse d’un déplacement jusqu’à Alès, Christophe Rivenq relate qu’“il m’a octroyé quatre policiers de voie publique qui seront présents en septembre. C’est l’engagement qui m’a été fait oralement, et que le ministre m’a ensuite confirmé par SMS.” Quatre fonctionnaires, donc, auxquels s’ajouteraient “deux officiers de police judiciaire qui arriveront je ne sais pas quand”.

Le premier magistrat alésien se montre déterminé : “La sécurité est l’une de mes priorités. Et faites-moi confiance ! Il y a des choses en préparation dont on ne peut pas parler aujourd’hui…”



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