“La République c’est moi” : le député LFI Sébastien Delogu visé par une plainte pour “outrage” envers des policiers



Le député LFI des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu est visé par une plainte de policiers pour “outrage”, selon des informations de BMFTV.

Le député Sébastien Delogu (LFI), déjà condamné et encore récemment jugé pour avoir diffusé des documents privés volés à un entrepreneur marseillais sur fond de tensions liées au conflit à Gaza par le tribunal correctionnel de Marseille début juin, est visé par une plainte pour “outrage” envers des forces de l’ordre.

Selon nos confrères de BFMTV, il s’agirait de policiers du SITC (Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun) de Marseille. L’avocat du député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Me Yonès Taguelmint, a annoncé qu’il comptait déposer plainte à son tour.

D’après des sources, ces derniers ont été appelés pour le vol d’une montre de luxe lundi, lorsqu’ils font la rencontre du député au pied de l’immeuble, qui les empêche de passer pour aller voir le suspect. Les policiers assurent qu’il a prononcé : “La République, c’est moi.” Le suspect a fini par être retrouvé et interpellé.

L’avocat assure de son côté que son client “a été bousculé et a manifesté son agacement” mais n’a “jamais dit ‘la République c’est moi'”.

Une autre affaire dans laquelle il risque l’inéligibilité

Dans l’affaire dans laquelle il risque l’inéligibilité, ainsi qu’une peine de cinq ans de prison et 750 000 euros d’amende, il faut remonter au 19 septembre 2024. La société Laser Propreté, en charge du nettoyage de la gare Saint-Charles et du réseau de transport marseillais, est alors en plein conflit social. Des représentants du personnel et des salariés envahissent le bureau du dirigeant de la société, Isidore Aragones, ex-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Marseille.

Cinq jours plus tard, Sébastien Delogu soutien des grévistes, diffuse sur son compte Instagram “une grande partie des documents dérobés (lors de l’envahissement, NDLR) à Isidore Aragones, évoquant ses liens avec l’État d’Israël, ainsi que ses projets financiers personnels”, selon le parquet. Dans ses messages, Sébastien Delogu pointait du doigt notamment le coût des voyages d’Isidore Aragones en Israël.



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