
Après la censure du Conseil constitutionnel ce vendredi 14 août, Emmanuel Macron a demandé à Sébastien Lecornu de réécrire l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. L’Élysée maintient cet objectif d’ici au printemps 2027.
Emmanuel Macron a chargé Sébastien Lecornu de “travailler” à “une rédaction juridiquement robuste” de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, un engagement présidentiel de longue date, dont la version adoptée au Parlement a été censurée jeudi par le Conseil constitutionnel.
Le Premier ministre devra travailler “dans les meilleurs délais” à une rédaction “tenant compte de la décision du Conseil constitutionnel ainsi que du cadre européen”, a expliqué l’Elysée vendredi dans un communiqué, ajoutant que “la détermination” du chef de l’État à faire aboutir cette réforme “d’ici au printemps 2027 demeure totale”.
Dans la classe politique, l’ex-Premier ministre macroniste Gabriel Attal, qui revendiquait aussi la paternité de la mesure, a également affiché sa déception : “Nous en prenons acte, et respectons cette décision qui s’impose à tous”, a-t-il réagi sur X, tout en jurant de “continuer à (se) battre” contre “un poison mortel pour nos enfants”.
Les rections politiques
À l’extrême gauche, le député LFI Antoine Léaument s’est au contraire réjoui d’une “bonne nouvelle”, car ce texte “attentatoire aux libertés fondamentales” visait selon lui “au contrôle général de l’identité sur internet”.
Son collègue PS Arthur Delaporte a insisté sur le “revers infligé au président de la République” et au gouvernement, qui ont “manqué (leur) objectif” à cause d’une loi “écrite dans la précipitation, trop floue (et) trop large”.
À l’extrême droite, l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo a également vu dans cette censure une “humiliation pour Emmanuel Macron”, tandis que le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s’est félicité d’une “victoire”.
