
Selon des déclarations de l’Élysée à la presse, la Russie serait prête à reprendre les négociations sur le conflit en Ukraine après les élections législatives prévues le 20 septembre. Selon la présidence française, des propositions américaines jugées “efficaces” par Kiev ouvrent la voie à de possibles pourparlers tripartites.
La Russie ouverte à de nouvelles négociations avec l’Ukraine ? C’est ce qu’annonce l’Élysée ce lundi.
“Les Américains nous ont dit qu’il y avait une nouvelle disponibilité russe à négocier après les élections à la Douma (chambre basse du parlement russe, du 18 au 20 septembre, ndlr) et que dans ce contexte, il fallait se préparer à un nouveau départ pour la négociation”, a indiqué la présidence française lors d’un brief téléphonique avec des journalistes, rapporte l’AFP.
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont rendu compte dimanche auprès du président ukrainien Volodymyr Zelensky et, dans une séquence séparée, de représentants du E3 (Allemagne, France, Royaume-Uni) de leur entretien la veille avec Vladimir Poutine.
Des propositions de négociations jugées “efficaces” par Kiev
Les deux émissaires, qui se rendaient pour la première fois à Kiev, ont présenté aux deux belligérants des propositions qualifiées d’“efficaces” côté ukrainien pour tenter de mettre fin au conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.
Ils n’ont toutefois “pas précisé les paramètres de cette négociation” aux Européens. Les propositions américaines n’ont pas non plus été dévoilées publiquement à ce stade.
L’Elysée a qualifié d‘”encourageants” le “réengagement des négociateurs américains” sur l’Ukraine, qui s’est retrouvée éclipsée ces derniers mois par le conflit en Iran, le fait qu’ils “rapportent une volonté russe de reprendre la négociation”, et que les Européens soient “inclus dans la conversation”.
La Russie pour des pourparlers à trois
Le Kremlin a indiqué lundi “ne pas exclure” une reprise des pourparlers au “format tripartite” (Russie, Ukraine, États-Unis), tout en jugeant qu’il était “encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précises”.
“C’est une bonne chose”, a salué la présidence française, tout en soulignant qu’il allait falloir “veiller à ce que Européens et Ukrainiens soient solides dans cette négociation et que la coordination avec les Américains se maintienne, y compris sur les sujets les plus délicats”, comme les questions territoriales.
Cette relance du dialogue “ne permet pas de conclure que d’un coup tout est résolu mais cela donne du grain à moudre, la possibilité de faire de la diplomatie”, s’est félicité l’Elysée.
“Aucun d’entre nous ne peut se permettre d’ignorer la moindre chance de progresser vers une négociation robuste, sur la base de paramètres crédibles”, a ajouté la présidence française, en soulignant que “la guerre coûte cher” à tout le monde.
