
Ce mercredi 3 juin, lors du comité syndical du Parc naturel régional des grands causses, Emmanuelle Gazel a été élue présidente. Elle succède à Richard Fiol.
Une nouvelle page s’ouvre au Parc naturel régional des grands causses. Ce mardi 3 juin au matin, à Millau, avait lieu le comité syndical lors duquel la nouvelle présidence devait être élue. Une procédure classique qui intervient après des élections municipales.
Une seule candidature était proposée : celle d’Emmanuelle Gazel, qui siège au syndicat mixte du Parc au nom de la Région. “Je suis vice-présidente depuis 2016 et j’ai pu mesurer combien la structure est fédératrice, entre les élus et les acteurs du territoire”, a-t-elle avancé dans son discours de candidature. “Je voudrais saluer le talent visionnaire de Florent Tarrisse et d’Alain Fauconnier qui ont impulsé le travail de révision de la charte, je suis là pour mettre mes compétences au service du territoire et j’espère travailler ensemble pour l’intérêt général.”
“Quelle légitimité ?”
L’ancienne maire de Millau a été élue avec 100 voix sur les 118 votants présents ce mardi matin (15 blancs et 3 nuls). Parmi ces derniers votes, certainement celui d’Alain Nayrac, élu à la commune de Millau qui siège au comité syndical du PNR. Il a pris la parole avant le vote en posant la question “quelle est votre légimité pour être présidente après votre échec à la ville de Millau, qui est l’une des plus importantes du Parc ?” Et de poursuivre : “Je veux remettre en doute le mode de vote pour lequel la Région à 60% des voix. Si on votait tous contre, vous seriez quand même élue.” Une querelle politique millavo-millavoise que Richard Fiol, a très vite éteinte pour sa dernière intervention en tant que présient du PNR : “Je me suis battu pour dépolitiser le parc, votre intervention concerne une polémique locale. Les problèmes de territoire sont ni de droite ni de gauche. J’espère qu’en face de moi, je n’ai que des gens du territoire, des Aveyronnais ou des Héraultais.”
Emmanuelle Gazel sera entourée de vice-présidents : Clément Carles, Christophe Laborie, Cyril Touzet, Christophe Saint-Pierre, Sophie Pradel, Jacques Arlès et Fabrice Frayssinet. “Une équipe qui travaillera en lien étroit avec les membres du bureau, promet la nouvelle présidente. Nous sommes là pour porter un projet avec la charte, dans la continuité.” Un premier chantier arrivera très tôt avec la révision du Scot (Schéma de cohérence territoriale). Sa révision a été lancée en 2023 et doit se poursuivre en 2026. Il s’agit d’un instrument “stratégique de mise en synergie des politiques publiques touchant à toutes les dimensions de la vie quotidienne, présente le PNR sur son site. C’est à la fois un projet politique du territoire (fondé sur un diagnostic partagé des enjeux) et un document d’urbanisme qui harmonise les règlements à l’échelle du territoire.”
Dans sa mandature, la présidente veut mettre la proximité au coeur des relations. Si Sébastien Pujol, le directeur, a entamé une tournée des nouveaux élus des 128 communes du territoire, Emmanuelle Gazel organisera prochainement une rencontre dans les intercommunalités. “Je suis à la disposition de tous les maires, le PNR est un outil de développement du territoire qui est une chance et qui est souvent sité en exemple.”
