
La France insoumise a investi Gaëtan Escorbiac, accompagné de sa suppléante Régine Rozière, pour les élections sénatoriales du 27 septembre. Le binôme défendra un “programme de rupture” inspiré de celui du Nouveau Front populaire.
Et de sept. La liste des candidats aux élections sénatoriales du 27 septembre continue de s’allonger en Aveyron. La France insoumise (LFI) a désigné ses têtes de liste ce lundi 20 juillet et a ainsi officialisé la candidature de Gaëtan Escorbiac, 37 ans, conseiller municipal de Cassagnes-Bégonhès, boucher de profession et président du comité des fêtes de la commune.
Il sera accompagné de sa suppléante, Régine Rozière, 45 ans, conseillère municipale de Sévérac d’Aveyron et éducatrice spécialisée dans le secteur médico-social.
Le binôme rejoint une campagne où sont déjà engagés les deux sénateurs sortants, Jean-Claude Anglars (LR) et Alain Marc (divers droite), mais aussi Alexandra Moulin (Les Écologistes) et Matthieu Lebrun (Parti socialiste), soutenus par le Parti communiste français, Sarah Horvath (Rassemblement national) et Jean-Dominique Gonzalez (divers gauche).
Un “programme de rupture”
Les candidats de LFI disent vouloir “répondre aux urgences sociales, climatiques et démocratiques” et “voter à Paris en cohérence avec les besoins des gens ici”.
Parmi les mesures qu’ils souhaitent porter au Sénat figurent l’adoption d’une proposition de loi contre les déserts médicaux, une meilleure rémunération des agriculteurs grâce à des prix planchers, la lutte contre la “mercosurisation” de l’agriculture, un plan de trois milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles, la réouverture de la ligne ferroviaire Rodez-Sévérac ou encore l’abrogation de la réforme des retraites.
La France insoumise est également très critique du bilan des sénateurs sortants. Le mouvement estime qu’ils ont contribué à l’adoption des derniers budgets du gouvernement d’Emmanuel Macron, évoquant notamment “cinq milliards d’euros de coupes dans la santé et les hôpitaux, la suppression de 4 000 postes d’enseignants, la réduction du Fonds vert et la baisse des dotations aux collectivités territoriales“.
Les quelque 800 grands électeurs aveyronnais auront ainsi le choix entre sept candidats pour désigner, le 27 septembre prochain, les deux sénateurs qui représenteront le département au Palais du Luxembourg.
