“Après 1988, on était dans une logique de ‘plus jamais ça'” : à Nîmes, Michaël Delafosse découvre les solutions de la Ville face aux inondations



Michaël Delafosse était à Nîmes ce vendredi 25 septembre pour découvrir la stratégie anti-inondations déployée depuis près de 40 ans. Une visite technique avec Vincent Bouget, où Montpellier est venue prendre quelques notes.

Après le derby Usam-MHB, voici donc le duo Bouget-Delafosse réuni ce vendredi 25 septembre autour d’un autre sujet local : l’eau. Cette fois, pas question de ballon, mais de cadereau. Le maire de Montpellier est venu voir comment Nîmes s’est armée face aux pluies torrentielles. Direction le cadereau d’Uzès, dont les aménagements doivent protéger quelque 34 000 habitants. Jean-Luc Nuel, directeur de projet prévention des inondations à Nîmes Métropole, remonte le fil. “La stratégie est née après 1988. On était dans une logique de ‘plus jamais ça’.” Le 3 octobre de cette année-là, 420 mm de pluie étaient tombés. Les quartiers Richelieu et Cadereau, points bas de la ville, avaient été particulièrement touchés.

Depuis les années 2000, les travaux se sont multipliés. “L’objectif, c’est d’essayer de retenir un peu plus en amont, puis de mieux faire passer les écoulements en ville – ou sous la ville quand on est au plein cœur de celle-ci.” Sous terre, justement, les tunneliers ont remplacé les interminables chantiers à ciel ouvert. “On a des ouvrages de 3,30 m de diamètre intérieur, des deux côtés”, détaille Jean-Luc Nuel. Le cadereau d’Uzès, long de 1 880 m, peut désormais faire passer jusqu’à 80 m3/s, contre 8 auparavant.

Un projet pour Montpellier ?

Delafosse écoute, questionne, calcule. “Très impressionnant”, reconnaît-il, en rappelant qu’il ne faut pas “mégoter sur ces investissements, car c’est la sécurité des gens qui est en jeu”. Mais attention au carnet d’idées : Montpellier ne pourra pas reproduire ce modèle en un claquement de doigts. À Nîmes, la stratégie est née du traumatisme de 1988 et s’est construite sur plusieurs décennies. “L’adaptation, c’est un travail de long terme”, prévient Jean-Luc Nuel.

Et les deux territoires n’affrontent pas exactement le même problème : Nîmes est traversée par des cadereaux torrentiels, tandis que Montpellier doit notamment composer avec les débordements du Lez. Bref, Delafosse est venu prendre des notes, mais pour les travaux, en revanche, il faudra davantage qu’un mandat.



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