
À Agde, les jeunes élus du Conseil municipal des enfants ont ouvert la cérémonie du 14 juillet par des lectures consacrées aux grands textes républicains. Une commémoration marquée ensuite par le discours du maire Aurélien Lopez-Liguori.
Les premiers à prendre la parole sont les jeunes élus du Conseil municipal des enfants. Une dizaine d’entre eux se succède au pupitre pour lire plusieurs textes fondateurs de l’histoire républicaine et des droits civiques. Ils donnent notamment voix à l’article 1er de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges, à l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, puis à leurs équivalents rédigés par Olympe de Gouges, avant de conclure avec l’article 11 de ces deux textes. Leur intervention s’achève par une phrase prononcée d’une seule voix : “Liberté, Égalité, Fraternité, c’est la devise de la France et nous la portons fièrement.”
Le maire d’Agde, Aurélien Lopez-Liguori, prend ensuite la parole. Il rappelle que le 14 juillet ne célèbre pas uniquement la prise de la Bastille de 1789, mais aussi la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. “À ce moment-là, tout le monde prête serment à la Nation, à la loi et à la Constitution”, souligne-t-il, estimant qu’alors “la France est unifiée par sa loi et par sa foi”, avant d’ajouter : “C’est cette journée que nous célébrons.”
“Notre pays est fracturé, renié, combattu par autrui”
Évoquant la situation actuelle du pays, l’édile déclare que “notre pays est fracturé, renié, combattu par autrui”, avant d’insister sur les devoirs qui accompagnent la citoyenneté. “Être citoyen français, c’est aussi accepter des devoirs”, affirme-t-il, invitant chacun à “aimer notre drapeau” et à “chanter notre Marseillaise”.
Le maire met également à l’honneur celles et ceux qui servent la Nation au quotidien. Il remercie les personnels de santé, les enseignants, le monde associatif, mais aussi “ceux qui donnent leur vie” pour protéger les Français : militaires, gendarmes, policiers et sapeurs-pompiers. Une pensée est adressée aux militaires français morts en opération, notamment à Thibaud Breteau.
La cérémonie se poursuit avec le dépôt de gerbe sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Les premières notes de la Marseillaise résonnent ensuite. Pour clôturer cette première commémoration du 14 juillet, les autorités remercient les porte-drapeaux pour leur présence et leur engagement. Près d’une centaine de personnes sont venues assister à cette cérémonie.
