
Le collectif Bagnols/Cèze antifasciste antiraciste a organisé une mobilisation pour protester contre la loi de présomption de légitime défense des forces de l’ordre, dimanche 20 septembre à 10 h 30 à Bagnols. Cette manifestation a réuni une cinquantaine de personnes qui ont déambulé jusqu’au rond-point de l’Europe.
“Des policiers pour nous protéger, pas pour nous tuer !”. En tête du cortège de la mobilisation contre la loi de présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les manifestants scandent ce slogan vis-à-vis des policiers qui les escortent. Dimanche 20 septembre, une cinquantaine de personnes se sont réunies au monument aux morts de Bagnols-sur-Cèze, suite à l’appel du collectif Bagnols/Cèze antifasciste antiraciste, avant de déambuler jusqu’au rond-point de l’Europe, accompagnées de pancartes “Non au permis de tuer”.
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“Nous répondons à l’appel national de l’association “Save, stop aux violences d’état”. Depuis la loi Cazeneuve de 2017, qui permet aux forces de l’ordre de tirer en cas de refus d’obtempérer, le nombre de morts lié à des violences policières a augmenté. Avec cette nouvelle loi, tous les tirs vont être légitimes. Il n’y aura plus d’enquête, la charge reviendra aux familles des victimes”, souligne Alex, membre du collectif.
Une crainte vis-à-vis de la mairie RN
Selon lui, les premières victimes de cette loi seront les “personnes racisées. Quand on voit les origines des individus victimes de ces tirs, on sait que ça va s’appliquer à cette partie de la population. Ça en fait une loi raciste”, ajoute-t-il. Pour lui, l’objectif de cette mobilisation est également de rencontrer des personnes et de créer des réseaux de solidarité pour lutter ensemble et avoir un poids politique à Bagnols-sur-Cèze.
“Dans la commune, on retrouve peu d’organisations qui portent des voix anti-racisme. Depuis le résultat des dernières élections municipales, on remarque que certaines personnes s’élèvent contre les politiques de la nouvelle mairie RN. Beaucoup ont peur de ce qu’elle pourrait mettre en place. On le voit déjà avec certaines associations qui perdent des moyens. Puis, il y a ce sentiment d’insécurité qui augmente vis-à-vis des forces de l’ordre”, conclut Alex.
