
Les inscriptions à la primaire du PS sont ouvertes jusqu’au 5 octobre. Militants et sympathisants sont appelés à choisir leur futur(e) candidat(e) à la Présidentielle.
Le premier tour de la primaire socialiste aura lieu du vendredi 9 octobre à 8 h au samedi 10 octobre à 20 h et le second tour (si nécessaire) du vendredi 16 octobre à 8 h au samedi 17 octobre à 20 h. Afin de mobiliser leurs troupes, Emmanuelle Gazel conseillère régionale d’Occitanie, et Aurélie Eson de la commission départementale de Place Publique, ont fait passer le message, le 17 septembre, lors d’une conférence de presse à Millau.
Une cotisation de 15 euros
“On est les seuls à mettre en place ce processus démocratique, sur lequel on travaille depuis des mois, et qui va permettre aux militants de s’exprimer et aussi ouvert à tous les sympathisants qui se reconnaissent dans les valeurs de la démocratie”, présente Aurélie Eson.
Concrètement, peuvent participer les adhérents des deux partis à jour de leurs cotisations et inscrits sur les listes électorales. Et aussi les sympathisants, en s’inscrivant sur les sites des formations politiques (1) ou via la plateforme “Choisir 2027” et à condition de justifier leur identité et de régler 15 euros (tarif social 10 euros).
“Le processus est externalisé à un prestataire et sera contrôlé par huissier de justice. Les noms des sympathisants seront anonymisés”, assurent les organisateurs. Les participants recevront des codes pour une double vérification par mail et téléphone “deux jours avant le début du scrutin”.
Les participants auront le choix entre cinq candidats : Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj, Emmanuel Maurel et Ségolène Royal. Quant à l’absence de Philippe Brun, écarté de la primaire PS pour des accusations de violence, cela n’entache en rien la démarche “démocratique” selon les militants, qui “regrettent la situation” mais préfèrent se ranger derrière le “principe de précaution”.
“La responsabilité immense de réussir”
“Nous avons la responsabilité immense de réussir cette primaire pour donner une dynamique au candidat de la gauche républicaine face au péril de l’extrême droite qui pourrait gagner les élections. Pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale on risque de basculer, prévient l’ancienne maire de Millau. La primaire est un moyen fort pour offrir une alternative à ce scénario que nous précisent les sondages et qu’on ne peut pas accepter.”
Les représentants du PS et de Place Publique rappellent qu’ils se sont positionnés contre une alliance avec LFI. Selon eux, Jean-Luc Mélenchon serait “la meilleure chance du RN” de l’emporter au second tour : “Le pire choix stratégique pour l’électorat de gauche.” Quant à une candidature du centre “ça ne peut pas être un ancien ministre de Macron qui a une telle détestation” de la part des Français.
Les militants millavois seront présents sur les marchés les 25 septembre et 2 octobre “pour aider les gens en difficulté à s’inscrire” annonce Michel Durand, conseiller municipal d’opposition et secrétaire du Parti socialiste à Millau. Pour peser sur la désignation du candidat ou de la candidate de la gauche à la Présidentielle, les participants doivent obligatoirement s’inscrire avant le 5 octobre à 23 h 59. Après, il sera trop tard.
