“L’élection présidentielle dans le viseur”, à la fête de Plantade de Béziers, le Parti communiste rassemble pour sa rentrée politique



Ce dimanche 6 septembre à Béziers, la traditionnelle fête de la Plantade de la section biterroise du Parti communiste français a marqué la rentrée politique de la gauche locale. Avec en ligne de mire, l’élection présidentielle qui aura lieu dans huit mois.

Entre les allées ombragées du parc de la Plantade, où la section biterroise du Parti Communistes Français (PCF) organise sa fête de rentrée, les derniers militants glissent un bulletin dans une urne – certains auraient presque oublié de voter. Et pour cause, le mystère n’est pas très épais. Les militants communistes ont jusqu’à midi pour désigner leur champion lors de l’élection présidentielle dans huit mois et il n’y a qu’un seul candidat : Fabien Roussel.

Seul rendez-vous politique de rentrée de la gauche à Béziers, la traditionnelle fête de la Plantade, qui s’est tenue ce dimanche 6 septembre, marque le lancement d’une saison politique majeure. Et pour Nicolas Cossange, figure du PCF biterrois, ce jour de fête a “automatiquement l’élection présidentielle dans le viseur”.

Rassembler la galaxie de la gauche biterroise

“Contrairement aux discours de division et d’opposition de Robert Ménard pendant la Feria, nous pensons que les fêtes doivent être des moments de rassemblements”, affirme-t-il. Une fête certes, mais dont on ne saurait extraire la moelle politique, ici musique et débats font bon ménage. Ainsi la paëlla et le concert sont précédés par un débat programmatique, “Oui à la paix, non à l’austérité”, animé par la secrétaire départementale du PCF, Clara Gimenez écoutée par une centaine de personnes.

Autour de la scène, essaiment, à droite et à gauche, surtout à gauche, des stands d’information sur les situations géopolitiques de Cuba ou de la Palestine, des bibliothèques partagées, et même quelques auteurs. Le Biterrois Jean-Michel Leterrier, membre communiste de la liste de Thierry Antoine aux dernières élections municipales, a publié, seulement deux jours plus tôt, un ouvrage consacré à l’histoire des comités d’entreprise. Il se réjouit de partager son travail qui, selon lui, “permet de mieux comprendre d’où l’on vient, pour se construire un avenir éclairé”.

C’est aussi l’occasion de rassembler les amis et associations sympathisantes du PCF, et tout ce qui forme la galaxie de la gauche biterroise. Le Barnabu, association culturelle dont la salle éponyme vient de fermer, y tient un stand pour la première fois. “Cette année nous fonctionnerons en itinérance entre plusieurs lieux. Nous voulions dire qu’on est encore là et qu’on lâchera rien”, explique Éric Le Lay membre de l’association. Dans son discours d’ouverture, Nicolas Cossange n’a pas mâché ses mots : “Le Barnabu, auquel nous apportons notre soutien dans sa lutte, car, visiblement, offrir un lieu culturel dans un quartier populaire n’est pas bien vu dans une ville où tout ce qui ne sert pas les intérêts du couple municipal est suspect”.

“L’union pour l’union ne fonctionne pas”

Rassembler les présents mais surtout aller chercher les absents. Voilà, d’après Nicolas Cossange, la première des batailles pour les présidentielles. Fabien Roussel un candidat de plus pour une gauche trop morcelée ? Il balaie ces critiques : “L’union pour l’union ne fonctionne pas. Nous devons aller chercher les abstentionnistes de gauche et construire un projet. La question n’est pas de savoir qui va unir un champ de ruine mais de remettre les batailles d’idées au cœur du débat”.



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