
Le comte de Paris, prétendant au trône français, a participé à la cérémonie d’inhumation d’une relique de Saint-Louis ce vendredi 4 septembre à l’abbatiale de Saint-Gilles dans le Gard.
C’est la première fois que vous assistiez à l’inhumation d’une relique de votre ancêtre, Saint-Louis. Que ressent-on à ce moment ?
C’était extrêmement impressionnant, d’autant plus impressionnant qu’on fête cette année les 800 ans de son sacre, donc il y a eu déjà quelques événements. Nous étions à Versailles, j’étais à Versailles pour lancer un peu l’année Saint-Louis, nous étions en famille à Aigues-Mortes il y a 15 jours pour les manifestations autour de Saint-Louis, Saint-Gilles, j’espère le Sacre à Reims à la fin de l’année. Donc c’est vraiment une année particulière, ce sont des émotions qui sont très fortes et puis moi j’ai toujours pensé qu’il fallait réfléchir global et agir local et je trouve que ça rentre tout à fait dans cette logique-là. Et de privilégier les contacts avec le pays plus que les discours à distance qui finalement n’engagent que ceux qui les écoutent, donc aujourd’hui je suis vraiment très heureux d’être à Saint-Gilles.
“Notre pays a besoin de consensus”
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Vous venez comme descendant d’un roi, mais aussi comme prétendant pour le retour d’un régime monarchique ?
Il y a toujours un peu un côté politique aussi dans un événement comme celui-là. On marque aussi le territoire avec un événement lié à l’histoire. Évidemment c’est notre histoire commune, et je trouve que les Français sont toujours très attachés à ce type d’événements, à ce type de manifestations, à leur histoire, à leur patrimoine, à leurs pierres. D’abord parce que ça fait vivre aussi la ville, ça fait vivre les habitants de Saint-Gilles, et puis ça ouvre des perspectives, je trouve que ça ouvre des perspectives intéressantes de relation avec l’Église, de relation avec des familles de la noblesse, des familles aussi toutes simples, des princes, des élus. C’est un peu quelque chose qui est une bonne chose pour notre pays. On sort ici un peu de cette confrontation permanente où finalement chacun est dans son pré carré, là on laisse un peu ça de côté, et puis on s’attache à un événement fort de l’histoire qui fait consensus. Notre pays a besoin de consensus.
Pour vous, Saint-Louis a de quoi offrir des réflexions pour le monde politique actuel, sévèrement clivé ?
Certainement, d’autant plus aux idées que nous avons entendues, et d’un certain nombre de choses qui ont été dites pendant les discours de la cérémonie, qui ont rappelé une vertu de Saint Louis : le droit précède la force. La justice, la question de la justice, c’est vraiment un élément très important dans une société. QUand une population estime qu’il n’y a plus de justice, le pays part dans tous les sens. Le droit, c’est vraiment la première vertu auquel est attachée une société.
