
Après avoir informé la Ville de Sète que les pompiers n’assureraient pas le dispositif prévisionnel de secours pour la 282e Saint-Louis, Kléber Mesquida revient sur cette annonce, assurant qu’il n’avait jamais été dans son intention de lier le différend entre les deux collectivités à la sécurisation de la fête.
Rebondissement dans le différend opposant la Ville de Sète et le Conseil départemental de l’Hérault sur la question du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Dans notre édition de samedi, nous annoncions que le Département, conséquence du litige administratif opposant les deux collectivités sur la contribution de la mairie, avait décidé de priver la fête de la Saint-Louis de son traditionnel dispositif de secours, entraînant une vive réaction du maire Hervé Marquès, évoquant une décision “irresponsable et profondément choquante”. “Aucun moyen ne sera déployé en faveur d’une collectivité susceptible d’un tel recours juridique”, avait indiqué Kléber Mesquida dans un courrier daté du 13 août.
Il n’en sera finalement rien. Dans un mail qui a été adressé samedi soir au premier magistrat sétois, Kléber Mesquida, président du Département, revient sur l’affaire et annonce : “Je peux vous assurer que comme chaque année, nos pompiers assureront les missions de sécurité liées à l’organisation des festivités de la Saint-Louis”.
Kléber Mesquida : “En aucun cas il n’y avait une volonté de lier le sujet de la sécurisation de la fête”
Que s’est-il passé pour en arriver à un tel revirement de situation ? Le patron du Département l’explique ainsi dans son mail adressé à Hervé Marquès : “Ne souhaitant créer aucune confusion, je tiens à vous préciser que lors de la signature de plusieurs courriers dans une pile de parapheurs, pour ne pas retarder les retours au Sdis, j’ai considéré avec confiance que les éléments soumis à ma signature étaient en accord avec vos services, notamment en ce qui concerne le sujet des recours juridiques contre la délibération fixant les contributions des communes au Sdis.” Ajoutant : “Pour ma part, en aucun cas, il n’y avait une volonté de lier le sujet de la sécurisation de la fête de la Saint-Louis.”
Dans des éléments de langage qui ressemblent à un rétropédalage, Kléber Mesquida met en tout cas un terme à une situation particulièrement délicate et embarrassante à quelques jours du début du coup d’envoi de la 282e Saint-Louis, ce mercredi 19 août.
Ce samedi matin, ni Kléber Mesquida, ni Hervé Marquès n’ont souhaité davantage commenter l’imbroglio. Qui s’achève donc par un retour à la normale. Tout au moins pour le très court terme.
