Loi d’urgence agricole : la Confédération paysanne critique les députés aveyronnais pour leur soutien controversé au projet



La Confédération paysanne de l’Aveyron pointe du doigt le vote des deux députés du département à l’Assemblée nationale en faveur de la loi d’urgence agricole.

La loi d’urgence agricole continue de diviser, encore plus en milieu rural, le premier concerné. En Aveyron, il ne faisait aucun doute que le vote des députés à l’Assemblée nationale ne satisferait pas la Confédération paysanne. Elle “condamne fermement l’inconséquence des députés qui ont voté cette loi, au premier rang desquels les députés aveyronnais de la majorité Pauline Cestrières et Jean-François Rousset. Ils ont voté main dans la main avec l’extrême droite, de Wauquiez à Le Pen en passant par Ciotti.”

Comme pour la loi immigration, ou pour la loi Duplomb, Jean-François Rousset avait toujours justifié ses choix de vote par “fidélité” à son groupe parlementaire. “Lui et sa collègue du Nord Aveyron n’auront pas cette excuse cette fois-ci puisqu’un nombre important de députés Ensemble pour la république s’est opposé au texte, ou, a minima, s’est abstenu, abonde la Confédération paysanne dans son communiqué. “Cette loi ne résoudra en rien les problèmes des agriculteurs aveyronnais. Pire, ils savent que cette loi contribuera à aggraver des situations déjà extrêmes dans les fermes et pour l’ensemble des citoyens.”

“Des réponses concrètes”, selon les députés

“Réduire un texte de 80 articles à une ou deux mesures est trompeur et malhonnête, répondent les deux députés de l’Aveyron. Cette loi apporte des réponses concrètes aux attentes des agriculteurs en matière d’eau, de protection des exploitations, de souveraineté alimentaire et de lutte contre la concurrence déloyale.” Ils argumentent notamment sur le stockage de l’eau “essentiel pour notre agriculture, notre souveraineté alimentaire et la prévention des incendies”, et l’utilisation de l’acétamipride et la flupyradifurone. “Ils restent interdits en France, contrairement à plusieurs autres pays européens. Seule l’Anses, autorité scientifique indépendante, pourra décider, au cas par cas, d’autoriser ou non une utilisation ponctuelle pour les filières de la noisette, de la cerise, de la pomme et de la betterave, uniquement si les cinq conditions cumulatives prévues par la loi sont réunies.”



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *