
Le nouveau maire de Castelnau-le-Lez Julien Miro est critiqué par son opposition de gauche sur plusieurs sujets, auxquels il répond.
À Castelnau-le-Lez, les opposants du nouveau maire Julien Miro ont décidé de communiquer au même rythme que lui, ou presque. À la suite du dernier conseil municipal, en date du 29 juin, le groupe Ici et Ensemble de Richard Corvaisier a en effet écrit à la préfète de l’Hérault. Motif du courroux : le rejet par le maire de trois vœux, déposés par Ici et Ensemble, mais également d’un vœu de la majorité. “Alors qu’ils ont été instruits par les services, transmis dans les délais et inscrits à l’ordre du jour voté en début de conseil, le maire a décidé, juste avant leur examen, qu’ils ne seraient finalement pas présentés”, assure Alexia Laforge au nom du groupe. Parmi les vœux, celui de la création d’une commission extra-municipale sur le quartier Eurêka.
Quelle règle pour le prêt des salles ?
Mais le groupe de Richard Corvaisier dénonce également ce qu’il qualifie “d’un usage opaque des salles communales”, évoquant la gratuité de la salle Joël Bizet mise à disposition d’un particulier les 23 et 24 mai, puis “un conflit d’intérêts manifeste” quand le 8 juin, Julien Miro a signé une convention attribuant gratuitement une salle de réunion au Kiasma à l’association L’observatoire de Castelnau dont il est lui-même président.
Interrogé par Midi Libre, le maire estime que “les vœux présentés étaient plus des délibérations que des vœux. C’est un sujet de forme pas de fond”. Sur le prêt d’une salle, il s’agit selon le maire d’une tradition ancienne à Castelnau consistant à offrir ce service à des agents pour un évènement familial. “Je continuerai à le faire”, affirme-t-il. Quant au sujet plus délicat de la mise à disposition concernant son propre mouvement, il assure que le traitement est égalitaire entre les partis, et qu’il laissera de toute façon la présidence de l’Observatoire qui, selon lui, compte un millier d’adhérents. Questionné sur son positionnement politique (après que l’opposition a vilipendé sa présence auprès de Robert Ménard mais aussi à la journée dite de Jérusalem), le maire revendique désormais sa présence au sein du bureau exécutif de Renaissance et son soutien du candidat Attal pour la présidentielle de 2027. Le “zéro % d’étiquette politique” de la campagne est visiblement du passé.
