Grève au dépôt Carrefour de la zone Mitra près de Nîmes : la section Camargue-Vidourle du PCF salue la décision de justice



Depuis le 16 septembre, un mouvement de grève était en cours au sein de la SAS Supply Chain, entreprise de stockage et de conditionnement de denrées non périssables, basée à proximité de Nîmes. Jeudi 24 septembre, le tribunal judiciaire statuant en référé a en partie débouté la société Carrefour de ses demandes. Et interdit tout blocage pour la suite du mouvement social.

Depuis le 16 septembre, un mouvement de grève matérialisé par un barrage filtrant, était en cours dans les locaux de la SAS Supply Chain, entreprise de stockage et de conditionnement de denrées non périssables pour le groupe Carrefour, basée au cœur de la Zac Mitra près de Nîmes.

Après plusieurs jours de blocage, l’entreprise avait saisi la justice dans le cadre d’un référé dit “heure à heure”, à l’encontre de 12 salariés considérés comme ayant initié ce blocage. Jeudi 24 septembre, le juge des référés, constatant une “absence de trouble manifestement illicite“, (les salariés ayant procédé à la levée du piquet de grève spontanément avant l’audience), avait interdit aux salariés concernés de bloquer à nouveau l’accès au site. Le juge assortissait cette interdiction de 1 000 euros d’amende par infraction constatée.

Prime de productivité

Dans un communiqué de presse diffusé ce vendredi 25 septembre, la section Camargue-Vidourle du PCF dit saluer cette décision de justice. Le tribunal judiciaire de Nîmes n’ayant pas “retenu les affirmations et déclarations du groupe Carrefour – Suply Chain“, selon elle.

Pour Christian Bastid et Alain Nunez, cosignataires de ce communiqué, la prime de productivité (à l’origine de la grève des salariés) mise en place par la direction et variable selon le rendement individuel des employés, est inacceptable. “En ce qu’elle a pur but de “compléter” des salaires scandaleusement bas“, indiquent les deux hommes.

“Il s’agit là d’une manière détournée d’imposer une augmentation des cadences et de maintenir bas les salaires“, poursuivent-ils, faisant savoir que suite à la décision du tribunal, les négociations souhaitées par les syndicats vont donc reprendre.

“Il est temps que la démocratie retrouve sa place et ses droits dans le monde de l’entreprise et qu’enfin la voix des travailleurs.euses soit écoutée, entendue et respectée. Il s’agit là de notre plus vif souhait !“, concluent-ils.



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