L’ancien adjoint au maire Richard Flandin sera jugé devant le tribunal correctionnel dans le dossier de la maison en Espagne, il continue de défendre son innocence



L’ancien élu suspecté dans l’achat d’une maison avec un promoteur immobilier sera jugé en correctionnelle. La procureure de la République a révélé cette information ce jeudi. Le procès n’a pas encore été fixé.

L’affaire de l’achat d’une maison en Espagne avec un promoteur immobilier va conduire, Richard Flandin, l’ancien adjoint au maire de Nîmes devant le tribunal correctionnel a révélé ce jeudi 24 septembre la procureure de la République de Nîmes. “Le dossier est en attente de jugement dans les mois à venir devant le tribunal correctionnel suite à un refus de CRPC (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité) par l’un des deux prévenus”.

Le dossier révélé par la Gazette de Nîmes en mars 2023 avait mis en relief l’acquisition d’une demeure par Richard Flandin et Jean-Paul Bonicel, un ancien promoteur immobilier de Nîmes. La révélation de cette affaire avait provoqué un séisme dans l’ancienne équipe municipale dirigée par Jean-Paul Fournier qui avait décidé de retirer ses délégations à celui qui faisait figure de fidèle de l’ancien maire.

Les soupçons avaient donné lieu à la saisine d’un déontologue qui avait préconisé un signalement sous forme d’article 40 du code de procédure pénale au procureur de la République, c’est-à-dire d’alerter pour un élu ou un fonctionnaire le procureur d’un délit dont il a connaissance. Ce signalement qui avait conduit à l’ouverture d’une enquête préliminaire supervisée par le parquet de Nîmes pour étudier les liens entre le promoteur et l’élu.

Richard Flandin a toujours clamé son innocence

Richard Flandin dans cette affaire a toujours clamé son innocence dans l’acquisition de cette maison en Espagne qui lui a valu une audition libre à la division économique et financière de la police judiciaire. Primo, il a toujours dit qu’il avait été transparent en réalisant la vente en passant par un notaire et avec un promoteur à la retraite. Secundo, il s’est défendu de tout conflit d’intérêts entre ses fonctions municipales d’adjoint aux aménagements urbains ou aux responsabilités d’un satellite de la municipalité (à la tête de la société publique locale SPL Agate). L’affaire avait tout de même donné lieu à des poursuites engagées par le parquet de Nîmes sous forme de plaider coupable (CRPC). Selon nos informations, l’ancien élu n’avait pas accepté cette mesure qui sous-tend une acceptation du principe de culpabilité.

“Comprendre ce que l’on nous reproche exactement”

Contacté ce jeudi matin, l’avocat de l’ancien élu, Me Hugo Ferri a réagi à la perspective d’un procès annoncé par la procureure. “J’apprends par voie de presse la tenue d’un hypothétique procès dont j’ignore tout. Si une citation venait à être délivrée, nous l’attendons avec impatience comme la tenue d’un procès pour qu’enfin nous puissions nous exprimer et faire valoir notre défense. J’attends la délivrance de cette citation pour comprendre ce que l’on nous reproche exactement.”. Interrogé par téléphone, Richard Flandin, l’ancien élu a réitéré qu’il était innocent. L’avocat de l’ancien promoteur immobilier, Me Guillaume Barnier a indiqué pas être informé d’une éventuelle convocation en justice et de ne pas connaître le périmètre de l’infraction reprochée.

Toute personne est présumée innocente tant que justice n’a pas été rendue définitivement.



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