
Lundi 21 septembre, Paul Mirabel a été questionné sur ses opinions politiques alors que la campagne présidentielle bat son plein. Éléments de réponse.
Après Adèle Exarchopoulos la veille, Paul Mirabel s’est lui aussi prononcé contre la droite, vraisemblablement le Rassemblement national.
Le 21 septembre, l’humoriste montpelliérain a été interrogé sur ses positions à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
“Citoyen français avant tout”
“Je suis artiste mais avant tout, je suis un citoyen français de 30 ans qui habite à Paris. Derrière l’artistique, j’ai des convictions et des choses qui me font peur, a-t-il ainsi déclaré sur le plateau de Quotidien. Je n’aurais peut-être pas répondu ça il y a quelques années mais là, je ne me sentirai pas de ne pas faire barrage ou dire que je suis contre certains partis qui prônent la division et le non-vivre ensemble on va dire.”
Sans vouloir les nommer, Paul Mirabel a désigné les partis concernés en pointant son pouce vers la droite – la gauche, pour les téléspectateurs, d’où l’empressement de Yann Barthès de signaler que lorsque l’on “montre (cette direction), c’est à droite”.
“J’ai l’impression qu’il y a tellement de priorités qu’on devrait plutôt chercher à se rassembler plutôt que se diviser, et tous les discours politiques de haine, si je peux d’une quelconque façon m’y opposer, je le ferai avec grand plaisir”, a finalement glissé l’humoriste après ce court aparté.
Soutiens ou appel au boycott
Sa réaction a été plus ou moins bien accueillie. Sur Tout beau tout neuf, Gilles Verdez s’est voulu particulièrement cassant : “Son niveau intellectuel me sidère. Quand vous ne savez pas quoi dire, vous dites : ‘Excusez-moi, le sujet me dépasse’.”
“Faut arrêter de poser cette question aux gens. Il y a des artistes qui sont ou ont été engagés historiquement. S’ils veulent prendre la parole, qu’ils la prennent et c’est très bien, a rebondi Jean-Luc Lemoine. Par contre, pourquoi prendre tout le monde au piège. (Est-ce que) savoir ce que vote tel humoriste tel chanteur ça va me faire changer d’idée ? Je crois pas.”
Sur les réseaux, d’aucuns ont appelé à le “boycotter”, jugeant même que Paul Mirabel s’est “suicidé professionnellement”.
D’autres, en revanche, lui ont porté leur soutien. La réaction de Gilles Verdez n’a par ailleurs pas bien plu à certains : “Dire ‘Il ne sait pas de quoi il parle’ ou ‘il me fait de la peine’ ce n’est plus vraiment un débat d’idées’, c’est une attaque personnelle”, a regretté un internaute.
