
L’opération “1 000 bistrots” lancée par Gabriel Attal dans le cadre de sa campagne présidentielle ne parvient pas à rassembler les foules. Ils n’étaient qu’une cinquantaine à Nîmes, lundi 21 septembre, et à peine sept dans l’Hérault vendredi 18. Le signe d’un échec ?
Gabrial Attal peine un peu à rassembler les Français dans les bistrots. L’opération 1 000 bistrots lancée par le candidat Renaissance début septembre n’attire pas les foules, en attestent des chiffres notamment rapportés par nos confrères de RTL.
Il avait prévu “1 000 rassemblements dans nos cafés, dans nos bistrots, dans nos villes, dans nos villages, dans nos quartiers, avec cinq personnes autour de la table, ou parfois 10 ou parfois 100, pour prendre le temps de se parler”, mais les chiffres avoisinent davantage la dizaine que la centaine.
Succès limité ?
Dans l’Hérault, ils étaient sept dont six intervenants, révélait il y a quelques jours le média L’Agglorieuse – sans préciser le lieu – alors que quelque 600 SMS d’invitations avait été envoyés. Seulement 16 personnes se sont inscrites pour participer à la rencontre à Lorient, 10 dans le VIe arrondissement de Paris, signale RTL, qui évoque également 16 inscrits à Nîmes.
Ils étaient finalement une cinquantaine sur place, lundi 21 septembre, signale Le Réveil du Midi. Jeudi 17, ils étaient à l’inverse une vingtaine sur quelque 50 inscrits, avait observé La Dépêche à Toulouse. Des chiffres quelque peu décevants au regard de la centaine de personnes présentes au lancement de l’opération le 9 septembre à Saint-Malo.
Pas de quoi décontenancer le candidat Renaissance : “Vous avez des militants ou des personnes qui suivent la campagne, qui s’inscrivent sur la plateforme. Et ensuite, une fois que vous arrivez dans le bistrot, vous en avez beaucoup plus”, a-t-il assuré au micro de RTL.
D’ajouter : “L’objectif, ce n’est pas de faire des meetings – ça, on sait en faire, c’est d’aller partout où sont les Français pour échanger avec eux très directement. Beaucoup de Français ne vont pas dans les réunions publiques classiques et viennent dans ces opérations.”
“En très petit comité”
À Lille par exemple, une trentaine de dates de rencontre sont organisées entre septembre et octobre, indiquait il y a quelques jours Tom Cohen, le référent des jeunes avec Gabriel Attal. Lille actu avait contacté ce référent des Jeunes avec Gabriel Attal après qu’un bar a connu une effervescence inhabituelle à l’annonce d’une potentielle venue du candidat. “Ça s’est répandu comme une traînée de poudre”, avait déploré le gérant de l’établissement, assailli de questions sur son compte Instagram.
“Il s’agit de moments dans un café, avec des militants et quelques gens qui nous rejoignent via le bouche à oreille. On se retrouve en très petit comité, juste quelques étudiants en terrasse. Ce n’est pas un événement de campagne et c’est un visuel national” n’augurant pas la présence du candidat, a tenu à préciser Louison Bastien, référent de la campagne dans le Nord.
De quoi attrister quelques convives qui, partout en France, aimeraient tout de même bien le croiser.
