
Le maire de Saint-André-de-Valborgne, Régis Bourelly, a choisi de figurer sur la liste RN pour les sénatoriales, quittant LR. Son ralliement, critiqué par ses proches, pourrait inspirer d’autres élus ruraux du Gard.
Dire que le choix de Régis Bourelly, maire du petit village de Saint-André-de-Valborgne, de ne pas se présenter sur la liste LR pour les sénatoriales, a alimenté la chronique à Alès, est un doux euphémisme. L’élu a en effet opté pour la liste portée par le RN.
Vendredi midi, dans un restaurant d’Alès où diverses personnalités politiques et économiques ont leurs habitudes pour déjeuner, Régis Bourelly a été vertement pris à partie par ses amis de 30 ans, voire davantage.
Le changement d’orientation de Régis Bourelly, un cas qui pourrait faire jurisprudence
Franchir le Rubicon, quitter la droite classique pour rejoindre le RN a été sévèrement commenté. Il semblerait que le maire cévenol ai cassé un plafond de verre et que la crainte que d’autres élus le rejoignent soit la hantise des représentants des LR dans le Gard.
Régis Bourelly justifie son choix : “Nous les maires de petites communes, on est à l’agonie. La droite au pouvoir n’a rien fait pour nous. Moi, je ne cherche pas une place. Je n’ai pas besoin de ça. Je suis libre de faire ce que je crois bien. Je suis Gaulliste, cévenol et protestant, et je défends le monde rural. Je travaille pour le territoire. Burgoa souhaite une continuité tranquille, mais ce n’est pas de cela dont à besoin le monde rural. Il y a 18 mois, il est venu me voir. On avait un accord pour les sénatoriales, puis il a changé d’avis sans me consulter. Il a fait téléphoner son attaché parlementaire pour dire qu’il souhaitait venir me voir au village. Je lui ai répondu de ne pas se déranger. Dans le même temps, Sylvie Josserand m’a demandé si je voulais la rejoindre. Elle a été honnête et sincère avec moi. J’ai accepté sachant que je ne suis pas encarté.”
