
Le Pentagone a reconnu lundi 14 septembre une “pénurie” de munitions due à l’opération “Fureur épique” en Iran, contredisant ce qu’a longtemps affirmé Maison-Blanche. Ce conflit au Moyen-Orient a déjà coûté 33,4 milliards de dollars aux États-Unis entre février et juin 2026.
Voilà des mois que l’administration Trump refusait de confirmer ce constat. Après avoir longtemps démenti les rumeurs, le ministère américain de la Défense a finalement reconnu, dans un rapport publié lundi 14 septembre, une “pénurie” de munitions liée à la guerre en Iran.
Le rapport de l’Inspecteur général du Pentagone estime qu’entre le 28 février et le 30 juin, l’opération “Fureur épique” contre l’Iran a coûté environ 33,4 milliards de dollars, dont 22,3 milliards dépensés uniquement en munitions tirées.
“Les dépenses en munitions lors de l’opération Fureur épique a provoqué une pénurie sur les inventaires stratégiques et révélé des goulots d’étranglement au sein des industries pour le renouvellement des munitions,” relève le document, qui souligne toutefois les mesures prises par le ministère pour accélérer la production.
“Quantités pratiquement illimitées de munitions”
Quand, en juin, des informations de presse avaient rapporté que les États-Unis rationnaient l’utilisation de leurs missiles, notamment ceux de type intercepteurs, le gouvernement avait démenti, le président Donald Trump affirmant lui-même que le pays disposait “de quantités énormes de munitions“. Début septembre, Donald Trump écrivait encore que les États-Unis disposaient de “quantités pratiquement illimitées de munitions“.
Selon la presse, ce manque de munitions a pourtant poussé le président à ne pas renouveler les attaques à grande échelle contre Téhéran durant l’été.
Des bases américaines endommagées
Malgré le recours massif aux intercepteurs, “les frappes iraniennes ont endommagé et détruit des centaines de bâtiments et d’installations sur des bases américaines au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Émirats arabes unis, en Arabie saoudite, en Irak, à Oman et en Jordanie“, note le rapport du Pentagone.
Le document, qui couvre les mois d’avril à juin 2026, liste les dégâts sur la flotte d’appareils : quatre F-15 détruits, un F-35 endommagé, sept avions ravitailleurs KC-135 endommagés ou détruits, et “jusqu’à 30” drones d’attaque MQ-9 Reaper détruits, entre autres.
Le document estime à “plus de 50 000” le nombre de militaires américains impliqués dans la guerre dans le Golfe, déclenchée le 28 février par des frappes israélo-américaines contre l’Iran. Les ripostes de l’Iran et de ses alliés ont endommagé les bâtiments diplomatiques dans quatre pays (Irak, Koweït, Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis), précise le rapport.
