“Montpellier lui doit beaucoup” : François Delacroix, figure de la gauche montpelliéraine, est décédé



Directeur de cabinet au District puis à l’Agglomération de Montpellier pendant dix ans, ce proche de Georges Frêche avait aussi siégé au conseil régional.

François Delacroix n’est plus. Il s’est éteint à l’âge de 78 ans. Cet homme de l’ombre, figure de la gauche montpelliéraine, a fait la majeure partie de sa carrière dans le sillage de Georges Frêche. Directeur de cabinet au District puis à l’Agglomération de Montpellier entre 1984 et 2002, il a ensuite été élu au conseil régional, occupant différentes délégations.

Le maire de Montpellier Michaël Delafosse a été l’un des premiers à lui rendre hommage ce mardi après-midi sur sa page Facebook. “Dans cette fonction de l’ombre, il a mis son professionnalisme, son énergie et son engagement au service de l’ambitieux développement de Montpellier, de la construction du quartier d’Antigone à la réalisation de la ligne 1 du tramway […] Montpellier lui doit beaucoup.”

Il avait travaillé avec Pierre Mendès France

Avant la capitale languedocienne, c’est à Grenoble que ce Docteur en Économie avait fait ses premières armes aux côtés de Pierre Mendès France. Michaël Delafosse se souvient d’ailleurs d’une anecdote que François Delacroix avait partagée, salle Rabelais, lors de la projection du documentaire d’Yves Jeuland. “Il avait livré un témoignage puissant sur cette période racontant combien l’honnêteté et l’intégrité de cet homme d’État eurent à affronter la haine antisémite. S’il travailla pour Mendès-France, il accompagnera au début de sa carrière Hubert Dubedout à Grenoble qui fit de sa ville un laboratoire des innovations urbaines”.

En 2020, à l’occasion des dix ans de la mort de Georges Frêche, François Delacroix racontait le plaisir qu’il avait eu à travailler avec lui dans un entretien à Midi Libre“Il fallait être disponible sept jours sur sept et 24/24 h. Mais si c’était à recommencer, je le referais. Car c’était une aventure extraordinaire avec un personnage hors du commun. En 1984, Frêche venait d’être réélu et je suis monté dans un train en marche.”

En 2007, François Delacroix avait publié un livre “Georges Frêche, la sagesse et la démesure”.

Midi Libre présente toutes ses condoléances à ses proches et à sa famille.



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