
Le président du Sénat est venu soutenir la liste Pour le Gard, tout le Gard ! de son collègue LR Laurent Burgoa pour les sénatoriales. A Codognan, dans le sud du département, il a abordé le sujet de la défense des traditions.
Programme 100 % gardois pour Gérard Larcher, le président LR du sénat ce vendredi. D’abord dans le nord, à Alès, le matin. Venu pour la campagne des sénatoriales pour soutenir la liste Pour le Gard, tout le Gard ! de Laurent Burgoa, Gérard Larcher ne pouvait pas ne pas passer par la capitale des Cévennes. Il a pu soutenir le maire Christophe Rivenq, menacé de mort sur fond de narcotrafic. Mais aussi encourager son adjointe Valérie Meunier, deuxième sur la liste des sénatoriales de Laurent Burgoa, qui devra batailler pour conserver le deuxième poste de sénateur dans le camp de la droite.
L’après-midi, c’est à Codognan que Gérard Larcher a battu la campagne pour les élus du sud (Aubais, Gallargues, Saint-Gilles, Codognan…). En conférence de presse, il a insisté sur le lien entre les communes et le sénat. “Qui est-ce qui tient le pays, aujourd’hui ? Ce sont d’abord les collectivités, et c’est dans les communes que ce situe le ciment de la République”, a souligné le deuxième personnage de l’Etat. Et le Sénat ? “C’est la seule institution stable depuis 2023. C’est l’endroit où on évite que les pulsions ne l’emportent.” Alors, ne voulant pas se “résoudre à un duel LFI RN “, il a appelé en conférence de presse puis en meeting les élus à chosiri la liste Pour le Gard tout le Gard !
Restait à ne pas éluder le dossier “traditions taurines”, très cher au sénateur Burgoa – “Je lui ai montré ce qu’était une empègue, on a parlé biou !” – comme au maire de Codognan Philippe Gras.
“Comme si on interdisait la pêche à pied en Bretagne dans les îles du Ponant aux enfants de moins de 16 ans ! “
“Dans une période où les gens n’ont plus de repères, les traditions, la proximité, c’est important, a embrayé Gérard Larcher. Quand une de nos collègues au sénat, Mme Samantha Cazebonne (Renaissance) a voulu interdire la corrida et les combats de coqs aux moins de 16 ans, je me suis mis au travers. Parce que je pense qu’il ne faut pas toucher aux identités. Comme si on interdisait la pêche à pied en Bretagne dans les îles du Ponant aux enfants de moins de 16 ans ! La deuxième chose, c’est qu’on ne peut pas asphyxier cette activité. J’avais reçu les représentants des manades. La proposition de loi notamment déposée par notre collègue Burgoa, je souhaite qu’elle soit inscrite. La troisième chose, c’est qu’il faut sécuriser les débouchés pour les éleveurs. Le vétérinaire que je suis connaît mieux la vache normande, mais c’est quelque chose d’important.”
L’après-midi s’est terminé par un meeting dans la Maison du peuple de Codognan, où il a pu retrouver le maire honoraire de Nîmes Jean-Paul Fournier, et finir le job, en espérant que la droite fera le plein de voix.
