
Jean-Luc Mélenchon, candidat La France insoumise à la présidentielle 2027, ne comptabilise qu’un peu plus de 200 promesses de parrainages d’élus sur les 500 requis. Face au risque de bloquer sa campagne avant le 12 mars, le mouvement intensifie son offensive auprès des maires ruraux sans étiquette.
Portée par une affluence record lors de ses universités d’été et des sondages en hausse, La France insoumise (LFI) pourrait bien voir sa bonne dynamique de campagne freinée par l’enjeu des parrainages.
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise à la présidentielle de 2027, ne rassemblerait pour l’instant qu’un peu plus de 200 promesses de parrainages d’élus, selon une information de franceinfo. Le mouvement craint de ne pas obtenir les 500 signatures requises d’ici le12 mars, la date limite.
La règle actuelle, en vigueur depuis 1976, prévoit que les candidats doivent disposer de 500 parrainages de parlementaires, de maires, de conseillers départementaux ou régionaux.
La peur de “représailles” des élus locaux
Malgré son importante visibilité et une percée symbolique dans plusieurs grandes villes lors des dernières élections municipales, LFI souffre toujours d’un faible ancrage municipal. Pour rappel, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon partait presque de zéro (trois maires en 2020) et a finalement conquis sept municipalités au second tour.
Conscient de ces lacunes, deux coordinateurs nationaux, des référents départementaux et une dizaine de volontaires font campagne à l’échelle locale, visant en priorité les maires des petites communes sans étiquette. “Si on attend que les parrainages arrivent tout seuls on va se faire peur“, avertit une source interne à La France insoumise.
Les Insoumis disent également se heurter à la réticence des élus locaux, qui redoutent des “représailles” avec pertes de subventions départementales ou régionales en cas de signature. “Tout sera fait pour nous empêcher d’être candidat“, assure un député LFI à nos confrères.
“Un problème démocratique”
Lors de l’émission Dimanche en politique sur France 3, Clémence Guetté avait déjà fait part de ses inquiétudes en juin, affirmant que les parrainages continuaient “d’être un enjeu” pour LFI. Après avoir rappelé que son mouvement proposait un système alternatif avec parrainages citoyens, la députée avait ajouté : “Quand la plus grosse opposition de gauche a des difficultés […], on voit que ça pose un problème démocratique“.
Ne souhaitant pas être alarmiste, elle avait toutefois souligné le chemin parcouru par le mouvement : “On ne part pas du même niveau. On avait 17 députés, on en a plus de 70. On n’avait pas de maire, ou deux. On en a beaucoup plus maintenant”.
Selon nos confrères de franceinfo, qui citent un député insoumis, le mouvement disposerait ainsi de “légèrement plus de signatures qu’en 2022 à la même époque“.
