54 minutes, 6 questions et beaucoup d’agressivité au conseil municipal de Mireval


Relations très tendues au conseil municipal entre le maire Robert André et son prédécesseur Christophe Durand. En attendant la décision du conseil d’État sur le dernier scrutin électoral.

Lundi 31 août, la salle du conseil de l’Hôtel de ville a fait salle comble pour la séance du conseil municipal de Mireval. En 54 minutes, les six délibérations ont été adoptées à l’unanimité, mais la soirée a surtout été marquée par un règlement de comptes entre le maire Robert André et Christophe Durand, son prédécesseur, chef de l’opposition “Mireval demain”.

Laurent Galban, adjoint désigné secrétaire de séance, soumettait au vote l’approbation du procès-verbal du 5 juin. Le ton était donné : Christophe Durand demandait des corrections sur divers sujets, notamment les dépenses énergétiques (“Nous ne sommes pas contre les dépenses, mais contre celles qui sont sans vision”). Après cinq minutes vingt-cinq, Robert André l’a jugé trop long, avant de le laisser reprendre : l’intervention aura duré six minutes trente.

Des échanges plutôt tendus entre majorité et opposition.
Des échanges plutôt tendus entre majorité et opposition.

Les échanges se sont durcis sur deux dossiers hérités de la précédente mandature. Sur l’avenue des Maupas, dont l’opposition précise elle-même que le chantier a été retardé par un hiver classé deuxième plus pluvieux depuis 30 ans avec l’état de catastrophe naturelle reconnue, la majorité multipliait les sarcasmes entre “trou de Maupas” et “viaduc de Maupas”. Sur le financement du futur local des festivités, l’adjoint aux finances Alain Picard rappelait que l’ancienne équipe avait promis un financement intégral grâce à des subventions, ce ne sera finalement que 26 %.

“Ping-pong juridique”

Robert André a rappelé sa légitimité d’élu, revenant sur le recours de Christophe Durand, rejeté en première instance à Montpellier, dont l’instruction au Conseil d’État est reportée au 7 septembre. “Je pensais ce jeu de ping-pong juridique terminé”, a-t-il raillé, avant d’ajouter : “Ce n’est qu’un début, continuons le combat.”

Sur l’une des six questions de l’opposition, consacrée à l’usage de la zone bleue par les élus, le maire a reconnu avoir mal anticipé la durée de son stationnement. Il stationne désormais à un emplacement réservé au service public, confirmé par la police municipale, avant de conclure sous les rires de l’assemblée : “Peut-être passiez-vous moins de temps à la mairie que moi ?”

Le maire a informé le conseil de sa décision de mettre fin au détachement du directeur général des services – sans délibération requise –, avant l’adoption de deux groupements de commandes dans le but de réaliser des économies, d’un don de 500 € à la Protection Civile pour les sinistrés des incendies, d’un recollement d’archives, d’une modification du PLU et de la création d’un emploi permanent d’agent de maîtrise. Une question du groupe “Mireval, c’est vous” est restée sans réponse, reçue hors délai et sur une mauvaise adresse mail…



Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *