
Dans une lettre adressée à ses militants et que l’AFP a pu consulter, Boris Vallaud, député des Landes du PS, annonce soutenir la candidature de Raphaël Glucksmann.
Après le soutien de Carole Delga ce matin, Raphaël Glucksmann obtient de nouveau l’appui d’une autre personnalité politique issue du parti socialiste, cette fois plus surprenant, puisqu’il s’agit de Boris Vallaud. Le chef des députés socialistes annonce ce jeudi 27 août, dans une lettre adressée aux militants socialistes, qu’il ne sera pas candidat à la primaire de la gauche socialiste et démocratique pour la présidentielle et qu’il soutiendra le leader de Place Publique Raphaël Glucksmann.
“Je fais le choix de soutenir la candidature qui me paraît la plus sérieuse en ne me posant qu’une question : qui est le mieux placé et le mieux préparé pour mener ce combat présidentiel ? À cette question je réponds par le nom de Raphaël Glucksmann”, explique-t-il dans cette lettre, publiée dans le média des socialistes le Nouveau Populaire et dont l’AFP a eu l’exclusivité, à la veille des journées d’été du PS à Blois.
Une décision “difficile”
Le député des Landes, farouche opposant au premier secrétaire du PS Olivier Faure, a expliqué s’être interrogé tout l’été sur la possibilité d’être candidat à la primaire qui aura lieu les 9-10 et 16-17 octobre, organisée par le PS et Place Publique ainsi qu’avec le petit parti Gauche républicaine et socialiste.
“Je le dis sans fard, ce fut difficile”, admet-il, choisissant finalement “une réponse de responsabilité : je ne serai pas candidat à la désignation militante”. Il explique qu’il n’est “pas le mieux placé pour l’emporter” et ne ferait “qu’ajouter de la division à la confusion”.
En plus de Raphaël Glucksmann, trois socialistes sont déjà sur les rangs de la primaire : les députés Philippe Brun et Jérôme Guedj, et l’ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Devrait probablement s’y ajouter prochainement Olivier Faure, le Premier secrétaire du Parti socialiste.
Boris Vallaud entend désormais s’investir pour “préparer, dès à présent, les élections législatives” qui devraient suivre la présidentielle, persuadée de la nécessaire reconfiguration de “l’espace politique de la gauche démocratique, sociale et écologique”. Il ne s’agira pas d’“une alliance de circonstance conclue à la veille d’un scrutin, mais un espace où se rassembler, ouvert sur la société civile, pour faire émerger des idées, un programme, un contrat de gouvernement ou de législature, un accord législatif”, défend-il.
