
L’eurodéputé Raphaël Glucksmann devrait officialiser dimanche 23 août sa candidature à l’élection présidentielle française de 2027, avec l’ambition d’incarner une ligne sociale-démocrate et pro-européenne. Crédité de 10 à 11 % des intentions de vote, l’élu de 46 ans se présente comme le mieux placé dans cet espace politique, mais reste devancé à gauche par Jean-Luc Mélenchon et très loin derrière l’extrême droite, en tête des sondages.
L’eurodéputé français Raphaël Glucksmann devrait sauf surprise officialiser dimanche sa candidature à la présidentielle, avec l’ambition d’incarner une ligne sociale-démocrate et pro-européenne dans un scrutin pour lequel l’extrême droite domine les sondages.
À moins de huit mois du premier tour, l’élu de 46 ans, connu notamment pour sa fermeté vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine, est invité du journal de 20 heures de la chaîne TF1.
Il doit clarifier ses intentions après s’être donné en mai trois mois “pour sillonner le pays”, “proposer (un) nouveau contrat patriotique”, et “réunir (sa) famille politique”.
Dans l’immédiat, une annonce de candidature aurait pour effet la mise en retrait de sa compagne, la journaliste franco-libanaise Léa Salamé, de la présentation du journal télévisé de la chaîne France 2.
Loin derrière Mélenchon
Fort de ses 13,8 % aux dernières européennes, où il menait une liste alliant le Parti socialiste qui l’a placé en tête de la gauche, Raphaël Glucksmann s’est senti peu à peu pousser des ailes : “Je suis comptable de l’espoir que j’ai levé”, disait-il fin mai.
Crédité de 10-11 % des intentions de vote, il apparaît comme le mieux placé dans l’espace social-démocrate, mais reste distancé par le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (15 %), qui doit prononcer dimanche son discours de rentrée.
Pour participer au premier tour le 18 avril, l’eurodéputé devrait en principe passer par une primaire avec les socialistes. Raphaël Glucksmann, qui défend une ligne pro-européenne et appelle à mener “la bataille du patriotisme français“, est soupçonné par certains à gauche d’un virage vers le centre, ce qu’il dément.
Alors qu’Emmanuel Macron ne peut se représenter après 10 ans au pouvoir, la liste des candidats déclarés ou pressentis ne cesse de s’allonger. En tête des sondages pour le premier tour, la cheffe de file du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a officialisé sa candidature début juillet après avoir été condamnée en appel pour détournement de fonds européens, la réduction de sa peine inéligibilité lui permettant de se présenter.
Le centre est représenté par deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Gabriel Attal, tandis qu’au sein de la droite traditionnelle, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a été désigné candidat par son parti.
A gauche, outre Jean-Luc Mélenchon, l’ancien président socialiste François Hollande (2012-2017), n’est pas officiellement candidat mais il se présente en recours au cas où Raphaël Glucksmann dévissait dans les sondages.
