
Fabienne Decottignies succède à Jérôme Bonet, nommé préfet de Haute-Savoie.
C’est ce qui s’appelle un changement radical. Jusqu’alors préfète de la Nièvre (58) – département paisible du cœur de la France, caractérisé par sa ruralité et son déficit démographique important, Fabienne Decottignies, 55 ans, historienne de formation, est, depuis ce lundi 17 août, la nouvelle préfète du Gard.
Succédant au “super flic” Jérôme Bonet, aujourd’hui préfet de Haute-Savoie, elle est la deuxième femme de l’histoire à occuper ces fonctions, après Marie-Françoise Lecaillon de 2021 à 2023.
Préfète de la Nièvre depuis 2024
Ce lundi 17 août, après un premier dépôt de gerbe et une entrevue avec le maire de Nîmes, la nouvelle représentante de l’État dans le Gard s’est entretenue avec la presse locale. L’occasion d’évoquer tout d’abord son parcours, pour celle qui est originaire du département du Nord et diplômée de l’Institut d’études politiques de Lille.
“Très attachée à mes origines, je suis ravie de prendre mes fonctions dans l’un de ces départements qui représentent vraiment le Sud. Un territoire à la dimension patrimoniale très forte. Mais aussi marqué par une géographie et des habitants de caractère ! “, entamait-elle, en début d’après-midi, devant des médias locaux quasi au complet dans son bureau à la préfecture.
Après onze ans à la direction générale de la Santé, où elle se retrouve au cœur de la gestion de crises diverses (dont celles de la canicule historique de 2003 et de la grippe H1N1), Fabienne Decottignies intègre l’Intérieur en 2012, où elle assure notamment la tutelle de la brigade des sapeurs pompiers de Paris avant d’arriver à la tête de la direction des ressources humaines de la préfecture de Police.
Sous-préfète dans l’Oise (2015) puis dans le Nord (2022), en qualité de directrice de cabinet puis de secrétaire générale de la préfecture, Fabienne Decottignies occupait jusqu’à sa nomination dans le Gard, le poste de préfète de la Nièvre depuis 2024.
À la rencontre “des forces vives”
Pour la deuxième fois préfète, cette mère de deux enfants passée à plusieurs reprises dans le département pour raisons personnelles (plus particulièrement pour des séjours estivaux dans la station balnéaire du Grau-du-Roi), indique d’ores et déjà appréhender ses nouvelles fonctions par le terrain. “ Aller à la découverte des territoires et de leurs habitants, pour mieux les servir. Voilà ce qui constitue selon ma vision des choses, le cœur du métier de préfet(e)“, détaille Fabienne Decottignies.
Dans les prochains jours, la préfète s’attachera à aller à la rencontre des forces vives du territoire. Les élus, représentants associatifs et des chambres consulaires, mais aussi des citoyens, se voulant l’écho de leurs besoins et attentes auprès de l’administration centrale, le tout dans le respect de la loi et des règlements. “Un préfet est le garant de la bonne application des poliques publiques“, rappelle celle qui dit “aimer l’action, apporter des solutions en mettant tous les acteurs autour de la table“.
Alors que le Gard concentre quasiment tous les risques naturels, ou presque, Fabienne Decottignies, confiante, sait qu’elle pourra prendre les bonnes décisions et au bon moment “en ecoutant ceux qui savent” (représentants du Sdis 30, de l’ONF…).
S’agissant, enfin, de la question de la sécurité, sur laquelle elle s’imagine, certainement, déjà, attendue au tournant, la préfète assure “en mesurer l’importance pour ce territoire“. Dans les prochains jours, Fabienne Decottignies ira d’ailleurs à la rencontre du maire d’Alès, Christophe Rivenq, pour l’assurer de la continuité du soutien indéfectible de l’État à son égard. Ce 17 août, son entrevue avec le maire de Nîmes, Vincent Bouget, lui a certainement confirmé, aussi, ô combien ce dossier devra trôner sur le haut de la pile durant ces quelques années qu’elle s’apprête à passer dans le département.
