
Le sénateur PS sortant se représente à la tête de la liste “Gard en commun”. Avec à ses côtés Cathy Ville-Chaulet, Fabrice Verdier, Sylvie Arnal et Gilles Guillaud.
Finie la rigolade ! Ce mercredi matin, c’est entouré – entre autres – du maire PC de Nîmes Vincent Bouget et de la présidente PS du département Françoise Laurent-Perrigot que Denis Bouad, finalement candidat à sa réélection aux sénatoriales, a présenté sa liste au Wine bar.
Evacuée d’abord la question de sa volonté première de ne pas se représenter – “Ma femme est la seule à ne pas m’avoir dit que c’était une bêtise, car elle n’y croyait pas” – il a ensuite balayé le choix des militants PS du Gard qui avaient désigné Alexandre Pissas. “On aurait peut-être pu éviter cette désignation du candidat socialiste par les miitants gardois. Les institutions sont ce qu’elles sont, c’est le national qui prend la décision.”
Denis Bouad a donc présenté une liste d’élus expérimentés allant des Cévennes viganaises aux confins de l’Ardèche en passant par l’Uzège : soit Cathy Ville-Chaulet (PC, conseillère départementale et maire de Saint-Privat-de-Champclos) en numéro 2, Fabrice Verdier (conseiller régional, président de la Communauté de communes du pays d’Uzès) en numéro 3, Sylvie Arnal (maire du Vigan) en numéro 4 et enfin Gilles Guillaud (adjoint aux finances de la ville de Nîmes) en numéro 5. Et passés les compliments habituels aux uns et aux autres, Denis Bouad a martelé ce qui, selon lui, doit être la raison d’un ralliement à sa liste : “Il y a six ans, je vous disais que le RN était à nos portes. Là, maintenant, il est dedans, dans certaines de nos collectivités territoriales. Il faut à chaque élection faire barrage au RN !”
Vincent Bouget appelle à “se rendre compte des enjeux”
Après l’intervention de Cathy Ville-Chaulet, qui veut plus que jamais “porter la voix de l’ensemble des collectivités”, Fabrice Verdier, a lancé un vibrant message d’union et d’appel à la responsabilité. “ça fait longtemps que je considère que serais un bon sénateur, a déclaré celui qui avait fait savoir qu’il souhaitait être candidat si Denis Bouad ne se représentait pas. Mais il y a une logique collective et les aventures individuelles n’ont pas leur place !” Une formule reprise par Vincent Bouget qui appelle, comme ce le fut pour les municipales à Nîmes, au rassemblement de tous les élus de gauche. “Il y a déjà six parlementaires d’extrême-droite, ça suffit ! Maintenant, il faut que tout le monde se rende compte des enjeux”
Alors, que faire pour faire rentrer dans le rang la conseillère départementale Carole Bergeri qui, soutenue par Place public, a maintenu sa candidature et pourrait grapiller de précieuses voix ? “C’est une question de responsabilité. Je suis serein, vous verrez en septembre”, a assuré Fabrice Verdier. “Je suis optimiste, a embrayé le secrétaire fédéral PS Pierre Jaumain. Je ne renonce pas à l’idée que Place Publique comme les Ecologistes (absents ce mercredi, NDLR) soutiennent cette liste.” Et Françoise Laurent-Perrigot d’afficher toute sa confiance : “C’est une belle liste. Tous et toutes nous ferons en sorte d’avoir au moins deux sénateurs de gauche.”
