Il a été entendu par la DGSI : qui est Pierre-Henri Chuet, cet ex-pilote de chasse accusé “d’intelligence avec une puissance étrangère” ?



L’ancien pilote de Rafale et vidéaste Pierre-Henri Chuet, alias “Ate Chuet”, a été mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation, dont celui “d’intelligence avec une puissance étrangère”. L’ex-militaire avait notamment animé des séminaires bien rémunérés à des civils et militaires chinois alors qu’il était encore en service.

Il est bien connu des amoureux, ou simple curieux de sujets qui touchent à la défense ou à l’aéronautique. Pierre-Henri Chuet, connu sous le pseudonyme d’Ate Chuet (un jeu de mots sur “À tes souhaits”), son nom de code lorsqu’il était dans l’aéronavale, vient d’être mis en examen pour “divulgation de secret de défense nationale par son dépositaire”, “intelligence avec une puissance étrangère”, “collecte d’informations sur les intérêts fondamentaux de la nation” et “livraison d’information à une puissance étrangère”, selon le site spécialise Intelligence Online, que relaie La Voix du Nord.

L’homme, ancien pilote de Rafale franco-canadien qui officiait dans l’aéronavale, a été présenté à un juge d’instruction la semaine passée après une garde à vue à la DGSI. Il est désormais placé sous contrôle judiciaire et son domicile a été perquisitionné.

Des “séminaires” en Chine

Après avoir quitté l’armée en 2021, il s’est lancé dans le conseil aux entreprises et la formation, en plus de sa chaîne YouTube qui comptabilise aujourd’hui plus de 560 000 abonnés. D’après Mediapart, ce fils de pilote chasse dans l’armée de l’air s’est rendu en Chine à deux reprises “entre le printemps 2018 et le début de la pandémie de Covid, début 2020, alors qu’il était toujours dans les rangs de la marine” pour des “séminaires” destinés à des militaires et civils.

Une intervention de plusieurs jours facturée plus de 20 000 euros via sa société Mach-3 Management à une école de pilotage basée en Afrique du Sud qui avait organisé le déplacement : la TFASA (Test Flying Academy of South Africa). Il était question d’un système d’atterrissage de précision basé sur le GPS, le Joint Precision Approach and Landing Systems (JPALS). Contacté à l’époque, le quadragénaire avait démenti toute activité illégale.



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